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RDC : le trio dirigeant de Bukanga Lonzo oeuvre pour la relance !

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Le Parc Agro industriel de Bukanga Lonzo est bel et bien opérationnel malgré le départ des partenaires sud-africains. Actuellement, trois congolais sont à la tête de trois sociétés créées autour de ce parc, à savoir : la Société des aménagements de sites de production Agro-industrielle du parc (PARCAGRI SA), la Société d’exploitation Agro-industrielle (SEPAGRI SA) et la Société de commercialisation des produits agropastoraux et halieutiques, le marché international de Kinshasa (MARIKIN SA).

En effet, les trois mandataires ont reçu du gouvernement la mission d’élaboration des états de lieux, de préserver le patrimoine et de rechercher des pistes de solutions pour relancer les activités de leurs Sociétés respectives. Zoom Eco a visité les différents sites pour se rendre compte de ce qu’il en est aujourd’hui.

Disponibilité de 56 000 ha cultivables

Le Parc Agro Industriel de Bukanga Lonzo a une superficie de 75 milles hectares dont 56 peuvent être cultivables. Avec cette étendue, plusieurs activités agropastorales et socio-économiques sont prévues notamment : les cultures vivrières et maraîchères, les élevages bovins, avicoles, porcins et des petits ruminants, l’extraction laiterie, la transformation de maïs et manioc, la transformation et conservation de la viande et poisson, de même que des infrastructures sociales (écoles, universités, hôpitaux, abattoirs, aires de jeux, alimentation), bref un complexe viable aux normes internationales. 

Ces grandes superficies sont séparées en zones  A, B et C selon la nature d’exploitation. A l’entrée principale du site s’installent, à perte de vue, 100 hectares de manioc (parc à bois) pour la production de bouture saine à emblaver 500 ha de manioc à la prochaine saison. Six ouvriers paysans autour d’un tractoriste tous formés en la matière, ils nous ont fait la démonstration.

Personnel qualifié, équipements adaptés

Le projet Bukanga Lonzo dispose non seulement du matériel mais aussi des techniciens congolais expérimentés et performants qui ont la connaissance de ce sol à prédominance sablonneux qui nécessite plus de techniques d’amendement.

Face à ce type de sol, explique l’ingénieur Odilon David, Kawala, chargé de mission de la société de production SEPAGRI “il faut de bonnes techniques pour avoir de grandes récoltes. Parmi les méthodes à exploiter se trouve l’enfouissement de la végétation de couverture pour provoquer la formation de la matière organique ou le compostage de surface. Cette technique traditionnelle motorisée sur le site a pour objectif d’enrichissement ou amélioration de la texture du sol”.

Les superficies arables du parc sont tellement grandes que pour irriguer le sol, le projet s’est procuré des 18 pivots d’irrigation capables d’irriguer 50 hectares par jour. A cela s’ajoute : des 45 tracteurs assortis d’accessoires ; en dehors de deux avions pulvérisations des pesticides, des niveleuses, camions bennes, des machines d’aménagement, de tractopelles, de moissonneuses batteuses plusieurs autres matériels et usines de transformation de manioc et de maïs préalablement stockés dans des silos (6 grands et deux moyens) disponibles.

Electricité permanente

A part les équipements qui constituent la plus grande part d’investissements consentis par le gouvernement congolais par rapport à son partenaire Sud-africain la société Africom Comodites, il y a également le soutirage de l’électricité à partir de la ligne haute tension Inga – Katanga.

La sous-station d’une capacité de 33 KV est construite dans le Parc. Et elle alimente, en basse tension, huit départs qui permettront de couvrir les charges électriques de tout le complexe agro-industriel de Bukanga Lonzo ainsi les zones environnantes du Parc.

Environ 60 tonnes de la production de maïs sont moulues, par semaine, à l’usine de Bwamanda, conditionnés dans de sacs de cinq, dix et 25 Kg avant d’être vendus à travers les six points de vente de Kinshasa situés respectivement à Matete, Masina, Bandal, Kalamu, Ngiri Ngiri et l’UPN.

Projet MARKIN, 20% de réalisation  

Au regard du constat fait à Maluku dans la zone économique spéciale, l’on estime à 20 %, le taux  de réalisation des travaux de construction du Marché International de Kinshasa. C’est cette société qui envisage, dans un avenir proche, installer plusieurs autres points de vente, en moyenne deux par commune à Kinshasa. Car, relevant de sa responsabilité.

Nous avons vu des matériels de construction dans des containers attendent d’être déballés. Seuls, quelques hangars sont construits et d’autres attendent les financements pour être aménagés. Dans le cadre de recherche de solutions pour sa relance, le chargé de mission du MARIKIN SA, Dr Gabriel Kombozi attend très prochainement procéder à la signature de contrat de prestation et commercialisation des poissons. Cette action s’inscrit dans le cadre du projet égyptien sur la production des poissons marchands par la pisciculture en cages flottantes dans la partie littorale du site de MARIKIN SA.

Toute la production de cette ferme pilote, environ 10 000 tonnes, par cycle de production (6 à 9 mois) sera vendue par MARIKIN SA à travers ses points de vente sus-évoqués.

Viable, Bukanga Lonzo a besoin d’investissements

En créant ce parc agro industriel comme un projet pilote, le souci des autorités était de couvrir les besoins de consommation en maïs des populations de Kinshasa et ses environs (Kongo central et Bandundu). Actuellement, ces besoins sont couverts à 15% seulement. Les dirigeants estiment que la production ira croissante au fur et à mesure que le comité de gestion le plan de relance sera exécuté.

La nouvelle équipe a hérité ces trois sociétés dans un état d’abandon total, sans traces d’une gestion claire tant sur le plan comptable qu’administratif.

Pour relever ce grand défi, ils se sont d’abord attelés à maintenir la production, quoique réduite, pour éviter toute rupture de stocks. Bref, le projet Bukanga Lonzo reste viable après les investissements qu’il a engloutis. Le Gouvernement a donc raison de remettre ce projet aux techniciens, à l’expertise congolaise. Cette dernière n’a pas droit à l’échec et elle devra se mettre résolument à l’œuvre pour relever les défis.

Cependant, le volume d’investissement alloué à la mise en place de ce projet mérite d’être recapitalisé et amorti. Un subside conséquent est impérativement nécessaire pour relancer les activités. Cela est également possible dans le cadre d’un partenariat public-privé.

En rappel, le Parc Agro-Industriel de Bukanga Lonzo est le premier d’une série de 22 autres que le gouvernement de la Rd Congo prévoit de construire au fur et à mesure afin de développer l’agro-industrie à travers ses provinces dans le but de s’assurer une autosuffisance alimentaire et une perspective d’exportation des produits des qualités.

Nadine FULA | Zoom Eco

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