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CENCO : «les moyens de l’Etat sont réquisitionnés pour une seule plateforme politique»

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La Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) demande au gouvernement central de la Rd Congo de ne pas utiliser les agents et les moyens de l’Etat pour la campagne électorale d’un candidat, d’un  parti ou d’une plateforme politique quelconque. Cette exhortation vient d’être faite dans un message officiel rendu public ce 23 novembre 2018.

« Nous observons que, contrairement aux dispositions légales, les agents de la territoriale et les administratifs, des ministres aux chefs des villages, sont contraints de battre campagne pour une seule tendance politique ; et les moyens de l’Etat sont réquisitionnés, et mis à la disposition d’une seule plateforme politique. Ce qui consacre l’inégalité des chances, inadmissible dans une compétition démocratique (Loi électorale article 36) », ont indiqué les archevêques et évêques membres de l’Assemblée plénière de la CENCO au terme de la session extraordinaire de novembre 2018.

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A ce constat qui constitue une préoccupation pour la CENCO, s’ajoutent d’après le même message, le manque de consensus persistant notamment sur l’utilisation ou non de la machine à voter et sur la fiabilité du fichier électoral, et le non-respect de mesures de décrispation du climat politique consacré par l’Accord de la Saint sylvestre.

Mais aussi la répression violente de manifestations de citoyens, l’accès privilégiés d’un camp au détriment des autres aux médias publics, la persistance de l’insécurité dans certains coins du pays, les expulsions massives et violentes de congolais de l’Angola ainsi que la présence de l’épidémie d’Ebola à Beni, etc.

Prenant le peuple congolais à témoin, la CENCO se pose une série de questions : « ce tableau nous permet-il d’aller aux élections sans que les résultats ne soient contestés ? Le climat socio-politique actuel est-il de nature à nous amener aux élections inclusives où toutes les parties prenantes jouissent de l’égalité de chance et dont les résultats sont effectivement l’expression de la volonté du peuple ? Dans ces conditions, notre pays connaîtra-t-il une alternance démocratique qui assure la légitimité de ceux qui seront appelés à nous gouverner ? »

Les signataires de ce message pensent que tout n’est pas encore perdu, si seulement chacun est animé d’un esprit patriotique et de la volonté politique.

Aux instances judiciaires, puisqu’elles ont la noble mission de résoudre les contentieux électoraux, les 40 archevêques et évêques de la CENCO, leur demandent de considérer l’intérêt supérieur de la Nation et de se laisser guider uniquement par la vérité objective être par la fidélité aux normes.

Gérard KANGOMBE | Zoom Eco

Edito

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