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RDC : la non-levée de sanctions de l’UE contre Shadary entraînerait de mesures de rétorsion

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Le gouvernement congolais pourrait envisager des mesures de rétorsion dans l’hypothèse où l’Union européenne réserverait une fin de non-recevoir à sa demande consistant à lever ses sanctions « foncièrement politiques et arbitraires » imposées à Emmanuel Ramazani et 15 autres personnalités congolaises. Léonard Shé Okitundu a communiqué cette position ferme de Kinshasa aux représentants de la communauté internationale.

Rappelant la conclusion, de son récent entretien avec la haut-représentante de l’EU sur une note de divergence profonde, She Okitundu a indiqué que cette institution supra-nationale préfère une reconduction technique des mesures querellées et leur révision postérieurement au déroulement des élections.

« Dans l’hypothèse où l’Union Européenne demeurait insensible à la demande congolaise soutenue par l’Union Africaine et les organisations sous-régionales africaines habilitées, cela compromettrait dangereusement nos relations de partenariat », a déclaré le patron de la diplomatie congolaise.

Faute du retrait pur et simple de ces mesures restrictives, She Okitundu affirme avoir requis, au nom des relations historiques entre l’Union Européenne et la Rd Congo, leur suspension moyennant une période probatoire en guise d’une solution de compromis qui serait, d’après lui, «  très appréciée. »

Face à une éventuelle fin de non-recevoir, a insisté She Okitundu, « le Gouvernement de la République Démocratique du Congo se verrait en désespoir de cause dans l’obligation de se réserver à son tour son droit souverain de prendre des mesures de rétorsion qui s’imposent dont il préfère taire en ce moment la nature et l’ampleur. »

Vue de diplomates prenant part à la rencontre d’information diplomatique de ce vendredi 30 novembre 2018.

Par ailleurs, le pouvoir de Kinshasa constate qu’il a à faire, ni plus ni moins, à un cas flagrant d’ingérence inacceptable dans le processus électoral congolais de la part de l’Union Européenne. Parce que les mesures restrictives prises unilatéralement par elle à l’encontre de certaines personnalités congolaises consacrent une inégalité de traitement aux élections entre les différents candidats frappés par ces mesures.

« Il s’agit en particulier du candidat du Front commun pour le Congo, à savoir l’Honorable Emmanuel Ramazani Shadary, qui est ainsi privé de sa liberté fondamentale de se mouvoir pour expliquer aux partenaires extérieurs la pertinence de sa vision. Par-dessus le marché, cette privation de sa liberté d’aller et venir peut être à dessein exploitée négativement par ses adversaires », a souligné She Okitundu.

La rencontre a eu lieu en la salle de conférences internationales du ministère des affaires étrangères à Kinshasa.

Emilie MBOYO| Zoom Eco

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