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RDC : la problématique de l’épargne, analyse et perspectives

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[TRIBUNE] – La République démocratique du Congo a célébré le 31 octobre dernier, la journée internationale de l’épargne sous le thème national : «Epargner en RDC pour mon avenir, oui c’est possible». Avec près de 80 millions d’habitants répartis dans 26 provinces pour une superficie de 2 345 000 km2, la RDC dispose des ressources minières variées et des terres arables évaluées à 80 millions d’hectares.

Selon le président de l’association des banques, André Paul Eboma, malgré ces potentialités économiques, le pays ne compte que cinq millions des comptes bancaires ouverts dans diverses banques pour le compte de la population dont les fonctionnaires de l’Etat.

Cette situation  dénote une absence totale de la culture d’épargne de la part de la population avec comme conséquence la méfiance de la population envers les institutions des finances, en l’occurrence les banques.

La problématique de l’épargne implique l’amélioration du climat des affaires pour susciter des investissements privés, en vue de résorber la pauvreté de la population.

Epargner, qui signifie  mettre en réserve une partie des revenus pour des projets futurs, répond à certains préalables, notamment la confiance, la stabilité macroéconomique et le taux de change, la mise en place des mécanismes et des infrastructures susceptibles d’aider la population  à avoir l’accès facile aux crédits bancaires à un taux d’intérêt raisonnable avec un échéancier qui ne gêne pas les activités des opérateurs économiques.

Des origines des banques

 Le passage bancaire de la RDC s’est construit autour des filiales des banques étrangères et dans une certaine mesure des initiatives de l’Etat et des privés. Parmi ces filiales, certaines sont en place dès les premières années de l’indépendance du pays où très peu d’activités de développement sont initiées.

Pour corriger ces imperfections, le pouvoir public et certains nationaux ont créé des structures financières, à même d’assurer le financement des projets de développement national en octroyant des concours directs en trésorerie aux opérateurs économiques évoluant au pays.

C’est dans ce cadre qu’on a vu naître entre autres, la banque du peuple, la banque des crédits agricoles. Le paysage national bancaire est apparemment garni. Seulement, cette illusion masque mal la réalité des faits.

Calquée sur le modèle des pays occidentaux, la création de ces banques n’a pas épousé les exigences du milieu dans lequel elles se meuvent. Les politiques locales n’ont su encadrer les banques comme élément moteur de développement et pourvoyeuses des moyens pour des investissements pour combattre la méfiance développée par la clientèle, eu égard à la crise qui s’est installée dans les institutions bancaires.

Au travers le comportement des gestionnaires qui balayaient du revers de la main un certain réalisme, obligeait les banques à réserver à certains de ses démembrements des parts importantes dans leur capital social.  Ce comportement a conduit à la faillite de certaines banques avec comme conséquence l’insolvabilité des comptes de leurs clients et le chômage obligatoire des agents et cadres de ces institutions de finances.

Reprise timide de l’épargne

 Avec la bancarisation des salaires des fonctionnaires de l’Etat et des recettes générées par les services de l’assiette, la RDC  assiste actuellement à une reprise timide de l’épargne par la population.

Les investisseurs ont installé de nouvelles banques surtout dans de grandes villes, notamment à Kinshasa, Lubumbashi, Kolwezi, Likasi, Goma, Mbuji-Mayi, Kananga, Kisangani et Matadi.

Certains d’entre eux ont même ouvert des succursales dans le Congo profond ce, grâce à la reprise de l’activité économique surtout dans le secteur minier.

Il y a lieu d’encourager la campagne de sensibilisation amorcée par la Banque centrale du Congo en faveur des jeunes pour recréer à la base la confiance aux institutions des finances. Il s’agit également d’aider les privés à créer des coopératives et des caisses d’épargne en milieux rural, en vue de le rapprocher des institutions d’épargne.

Par Jean Jacques Lukusa Kawulu

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