Afrique
Afrique : La SFI envisage d’injecter 25 millions USD dans un fonds vert

La Société financière internationale (SFI), filiale du Groupe de la Banque mondiale, a annoncé son intention d’investir jusqu’à 25 millions de dollars dans le Fonds africain d’accélération de la transition (ATAF), un véhicule financier dédié à la transition énergétique sur le continent.
Basé à Maurice, l’ATAF est géré par African Fund Managers et conseillé par African Infrastructure Investment Managers (AIIM), une société sud-africaine spécialisée dans les infrastructures. Ce fonds vise à combler le déficit de financement dans les secteurs de l’énergie propre, des technologies vertes et de la mobilité durable en Afrique.
Selon un communiqué publié ce mercredi 15 octobre 2025 par la SFI, cet engagement, encore soumis à l’approbation de son conseil d’administration prévue pour le 27 novembre 2025, a pour objectif de stimuler l’investissement privé en agissant comme investisseur d’ancrage.
L’institution espère ainsi mobiliser d’autres financeurs, notamment des investisseurs institutionnels, et renforcer la solidité financière du fonds.
Le Fonds ATAF ambitionne de lever entre 200 et 250 millions de dollars pour accompagner la croissance d’entreprises locales engagées dans la transition énergétique.
Une première clôture du fonds à hauteur de 100 millions de dollars est envisagée grâce à l’apport initial de la SFI et d’autres partenaires.
L’initiative intervient dans un contexte où l’Afrique ne capte que 3 % des flux mondiaux de capital-investissement à destination des marchés émergents, un niveau jugé largement insuffisant compte tenu des besoins du continent en matière d’infrastructures durables.
Créée en 2000, AIIM, société de gestion d’actifs détenue par Old Mutual Alternative Investments, gère actuellement environ 3,4 milliards de dollars. Elle dispose d’une présence stratégique dans plusieurs grandes capitales africaines, notamment Le Cap, Johannesburg, Nairobi, Lagos et Abidjan, et concentre ses investissements sur trois axes majeurs : la numérisation, la transition énergétique et la mobilité.
Avec cet investissement, la SFI confirme sa volonté de soutenir des solutions africaines pour répondre aux défis climatiques globaux, tout en stimulant un écosystème d’innovation verte sur le continent.
AGNES KAYEMBE
























