Afrique
Afrique : le trafic aérien a chuté de 3,4 % en janvier 2025, malgré une capacité en hausse de 5,4 % (rapport)

Le trafic de fret aérien des compagnies africaines a enregistré une baisse de 3,4 % en janvier 2025 par rapport à la même période en 2024, selon le dernier rapport de l’Association du transport aérien international (IATA).
Paradoxalement, la capacité a progressé de 5,4 %, révélant une sous-utilisation des infrastructures.
L’Afrique, avec le Moyen-Orient (-8,4 %), est l’une des seules régions du monde où le fret aérien est en recul.
À l’inverse, l’Amérique latine affiche une hausse spectaculaire de 11,2 %, suivie de l’Asie-Pacifique (+7,5 %), de l’Amérique du Nord (+5,3 %) et de l’Europe (+1,3 %).
Un marché mondial en croissance
Malgré ces disparités régionales, les flux mondiaux ont progressé de 3,2 %, marquant 18 mois consécutifs de croissance (+3,6 % pour les opérations internationales). Cette dynamique repose sur plusieurs indicateurs positifs :
– La production industrielle mondiale a augmenté de 2,6 % en décembre 2024.
– Le commerce international de marchandises a progressé pour un neuvième mois consécutif (+3,3 % en décembre).
– L’indice PMI manufacturier est resté au-dessus de la barre des 50 points en janvier, signalant une expansion du secteur.
Perspectives contrastées pour l’Afrique
Alors que d’autres régions bénéficient de la reprise économique, l’Afrique peine à tirer profit de l’essor du fret aérien. Le manque d’infrastructures modernes, les coûts élevés et la faible intégration commerciale intra-africaine freinent le secteur.
« La demande reste volatile en Afrique, et l’absence d’une chaîne logistique fluide pèse sur la compétitivité du continent », souligne un expert du transport aérien.
À court terme, le marché africain devra renforcer ses infrastructures et améliorer la connectivité pour capter une part plus importante de la croissance mondiale du fret aérien.
Flory Musiswa
























