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Akinwumi Adesina : « l’Afrique a un déficit de financement des infrastructures de 68 à 108 milliards USD par an »

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Au cours d’une réunion ad hoc spéciale en marge du sommet de G7 afin d’examiner le partenariat du G7 pour les infrastructures mondiales et l’investissement (PGII), le Président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, a révélé que le continent fait face à un déficit de financement des infrastructures de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars par an.

Au regard des enjeux, le patron de la plus grande banque de développement du continent a lancé un message à l’endroit des dirigeants du G7 en ces termes : « Il faut y remédier pour réaliser l’ambition de l’Afrique, fortement soutenue par le G7, de devenir une grande puissance économique mondiale ».

À ce jour, plusieurs projets d’infrastructures de nature à booster les économies africaines sont sur la table de deux parties (le G7 et la BAD), notamment le corridor de Lobito, un tronçon d’infrastructure ferroviaire qui serpente à travers des régions riches en minerais et en pétrole de l’Angola, de la République Démocratique du Congo et de la Zambie. Il relie l’Afrique centrale et l’Afrique australe et donne accès à l’Afrique de l’Est et à l’océan Atlantique.

Le projet bénéficie de l’appui technique et financier de la BAD et devrait permettre à l’Afrique d’atteindre son objectif déclaré de la transformation économique complète, de développement durable et d’éradication de la pauvreté.

Outre le corridor de Lobito, M. Adesina a énuméré toute une série d’autres projets soutenus par la Banque pour changer la face de l’Afrique. Il s’agit notamment :

– Du financement, à hauteur d’un milliard de dollars, du corridor de transport de 1.110 km qui relie l’Éthiopie à Nairobi et à Mombasa, augmentant ainsi de 400 % les échanges commerciaux entre ces deux pays;

– Du partenariat avec le Global Gateway des États-Unis et de l’Union européenne pour financer le corridor de Lobito entre l’Angola, la Zambie et la RDC. La Banque africaine de développement fournit 500 millions de dollars pour financer l’extrémité zambienne du corridor;

– Le financement du corridor ferroviaire central qui relie la Tanzanie, la RDC et le Burundi, pour un montant de 3,2 milliards de dollars, par le biais de la titrisation;
– Le financement, à hauteur de 213 millions de dollars, de la ligne de transport d’énergie reliant la Mauritanie et le Mali et du pont de Rosso reliant le Sénégal et la Mauritanie.

Il sied de rappeler que depuis l’arrivée de Adesina à la tête de la BAD, l’institution s’est revêtue de son lustre d’antan, jouant ainsi le rôle de robinet financier au profit de plusieurs projets sur le continent.

Néanmoins, le plus grand défi reste à ses yeux l’insuffisance de facilité de préparation de projet.

« Le manque de projets bancables qui est lié à une insuffisance de facilités de préparation de projets reste un défi majeur », a-t-il souligné.

Pour y remédier, sous le leadership de Akinwumi Adesina, la Banque africaine de développement a créé l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique (AGIA), avec 500 millions de dollars pour la préparation et le développement de projets, afin de mobiliser dix milliards de dollars d’investissements privés dans l’infrastructure verte pour accélérer la transition de l’Afrique vers le zéro émission nette.

Flory Musiswa/Stagiaire

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