Autres actualités
Congo de 1876 à 2025 : Trump sur les traces de Chester, son prédécesseur (1881-1885)

« Il serait difficile d’envisager la survie de la RD Congo et son développement durable sans la prise en charge responsable des Etats-Unis d’Amérique qui sont avec Léopold II, les deux géniteurs du Congo-Etat ». C’est la profession de foi faite par le Prof Bob Bobutaka Bateko dans son article intitulé « LesEtats-Unis d’Amérique et la création du Congo léopoldien : Schèmes d’archivologie et de mémoirologie » publié en juin 2025 dans la revue Ziglôbitha. Justifie-t-elle l’implication décisive du président Trump dans la crise à l’est du Congo dont le Rwanda est à la base depuis trente ans ? Nul doute. Ilserait sur les traces de son prédécesseur, Chester Alan Arthur (1881-1885) sollicité en son temps par Léopold II pour la mainmise des USA dans la création du Congo etl’opportunité qu’il y avait de faire le commerce. Très engagé pour réduire l’influence trentenaire du Rwanda sur le Congo, il jure sur les affaires avec le Congo à travers le deal minier gagnant-gagnant en perspective.
Mi-avril 2025, une mission diplomatique occidentale à Kinshasa échange avec cinq journalistes congolais triés sur le volet. L’entretien tourne essentiellement autour de la crise à l’est et les différentes initiatives de paix en cours. Les diplomates européens posent une question : « Qu’est-ce qui expliquel’immixtion fulgurante des USA, alors que généralement ils s’intéressent moins à l’Afrique ? »
Cette préoccupation suppose que certains Européens sont gênés aux entournures par les Américains, engagés à mettre fin à cette tragédie dont le Rwanda est à la base. Elle indique d’autre part que ces derniers veulent désormais prendre pied au Congo, se souvenant qu’ils en sont bel et bien « god father ». C’est un coin de voile que lève l’universitaire congolais Bob Bobutaka Batekoà travers son article précité, paru en juin 2025 dans Ziglôbitha, une revue de l’Université Peleforo Gon Coulibaly – Korhogo, en Côte d’Ivoire.
Léopold II fait jouer l’ambassadeur américain Sanford
L’aventure de la création du Congo commence avec le roiLéopold II avec l’Association Internationale Africaine (AIA) le 12 septembre 1876 après la Conférence géographique de Bruxelles et le 17 novembre 1879, à partir du Comité d’Etudes du Haut-Congo (CEHC), il crée l’Association Internationale du Congo (AIC), reconnue comme un Etat premièrement par les Etats-Unis d’Amérique en 1884, à la veille de la Conférence de Berlin (1884-1885). Pour avoir gain de cause de son entreprise en Afrique centrale contre la Grande-Bretagne, la France et le Portugal, il s’est, par la suite, avéré que les Américains se sont sentis dans l’impérium hégémonique de placer le Congo au centre de leur géostratégie en Afrique centrale.
En effet, le roi Leopold II s’est appuyé sur les deux organisations : la Conférence géographique de Bruxelles et le CEHC. La première, tenue au palais royal de Bruxelles, est organisée dans un double but : primo de lutter contre la traite des Noirs, et secundo, de permettre l’exploration scientifique des territoires inconnus afin d’y implanter la civilisation. Ainsi est naît l’Association Internationale pour l’Exploration et la Civilisation de l’Afrique centrale, connue plus sous la dénomination de l’Association Internationale Africaine (AIA). C’est le paravent philanthropique pour le projet privé du roi des Belges portant exploitation des richesses en Afrique centrale. L’aire géographique de son territoire devrait s’étendre de l’océan Indien à l’océan Atlantique, le cas échéant en Afrique centrale.
Pour sa part, le CEHC, institué le 25 novembre 1878 à l’initiative économique de Léopold II, a le statut d’une organisation commerciale au capital de 1.000.000 francs. Ce capital est rapidement libéré à concurrence de 500.000 francs par les premiers souscripteurs : Léopold II vient en tête, par l’intermédiaire du baron Léon Lambert (banquier), avec 265.000 francs, des Hollandais contribuent à la hauteur de 130.000 francs, deux souscripteurs britanniques et un Écossais apportent 30.000 francs chacun. Pour la structuration de cette organisation entrepreneuriale, le colonel, puis général belge, Maximilien Strauch, administrateur-général de l’Etat Indépendant du Congo, devient président de ce Comité, alors que le roi Léopold II en estprésident honoraire.
Ministre plénipotentiaire des Etats-Unis d’Amérique à Bruxellesde 1861 à 1870 sous les présidents James Buchanan (démocrate) et Abraham Lincoln (républicain), Henry Shelton Sanford a joué un rôle plus important pour la création étatique du Congo. Aprèsavoir regagné sa patrie, cet ambassadeur américain revient quelques années plus tard pour assister à la Conférence géographique de Bruxelles en 1876. L’année suivante, en 1877, il est nommé membre du Comité exécutif de l’AIA. A ce titre, il sera dans l’équipe avec le Comte Jules Greindl, diplomate belge, ministre d’Etat du roi et secrétaire général de l’AIA, pour rencontrer Henry Morton Stanley, journaliste américano-britannique, chargé de retrouver le médecin et missionnaire écossais David Livingston dont l’Europe a perdu la trace en 1869. Ses explorations du continent africain en avaient fait une figure de proue du monde scientifique. Henry M. Stanley entreprend ainsi une expédition de grande envergure jusqu’au lac Tanganyika, avec la ferme intention de ramener en Europe à la fois Livingstone et une multitude de ses découvertes.
En effet, lorsque Stanley revient en Europe en janvier 1878, deux délégués du roi des Belges, le baron Greindl et le général Sanford, l’accueillent à Marseille et lui font part des projets du roi Léopold II de créer un État dans le bassin du Congo. Il accepte et, le 10 juin 1878, le souverain belge le rencontre et les deux hommes passent un marché. Pour la suite, Stanley va acquérir le Congo pour le roi des Belges. Pendant cinq ans, il est son représentant sur ce vaste territoire.
La mainmise des Etats-Unis dans la création du Congo
A son retour d’Afrique par Marseille en janvier 1878, Henry Morton Stanley, né John Rowlands, va avoir significativement des échanges en anglais avec Henry Shelton Sanford. Celui-cijoue l’intermédiaire indispensable entre le roi des Belges et l’explorateur anglo-américain pour l’engager au service de l’AIA. C’est encore lui, devenu ami du Congo à travers Léopold II, qui écrit au secrétaire d’État américain entre 1881 et 1882 pour attirer son attention sur l’intérêt économique que présente la région du Congo. Et Léopold II, devant l’attitude de la France et du Portugal qui revendiquent des pans entiers de sa propriété, se rend compte que seuls les USA pourront lui faire obtenir la reconnaissance de ses droits qu’il estime souverains.
De ce fait, il rédige pour son président Chester Alan Arthur(devenu le 21ème président des Etats Unis d’Amérique en 1881 après l’assassinat du président James A. Garfield, élu en 1880, dont il fut vice-président) une lettre/message qui lui sera remise par Sanford pour lui faire voir la nécessité d’avoir la mainmise des USA dans la création du Congo. Dans ce message lu au Congrès le 04 décembre 1883, le N°1 américain vante les réalisations et les espoirs commerciaux pour lesquels un Américain, Henry Morton Stanley, est à l’origine, ainsi que la volonté de liberté du commerce et de l’interdiction de la traite des esclaves de la part du roi Léopold II.
Grâce à son rapport, les Etats-Unis d’Amérique s’intéressent au Congo, car il y a opportunité de faire le commerce. En conséquence, l’AIC devient un Etat reconnu et ami des USA. Le 22 avril 1884, le traité est conclu entre le roi Léopold II et les USA. Et, dans un échange de déclarations, il ressort les mots suivants sur le papier : « Le Gouvernement des États-Unis proclame la sympathie et l’approbation que lui inspire le but humain et généreux de l’AIC gérant les intérêts des États libres établis dans cette région, et donne ordre aux fonctionnaires des États-Unis, tant sur terre que sur mer, de reconnaître le drapeau de l’Association Internationale à l’égard de celui d’un gouvernement ami ». Ce drapeau n’est autre que le premier drapeau du Texas qui va flotter sur l’Association même après 1908, année de son passage sous la tutelle de l’Etat belge comme colonie.
Cette reconnaissance de l’AIC va entraîner le retrait du traité du 26 février 1884 entre la Grande Bretagne et le Portugal qui visait à limiter la liberté de navigation sur le fleuve Congo à ces deux seules nations et à réserver au seul Portugal la possession des deux rives du grand fleuve Congo jusque Vivi. Fondée en 1879 par Stanley, Vivi fut, du 1er juillet 1885 au 1er mai 1886, la première capitale de l’EIC. Boma prit ce titre jusqu’en 1929.
En guise de gratitude, le roi Léopold II envoie le 15 mai 1884 au président Chester Alan Arthur, une lettre de remerciement qui se conclut ainsi : « Après avoir fondé l’État du Libéria, il était naturel que les États-Unis soient les premiers à faire un cordial accueil au nouvel État Indépendant de l’Afrique centrale ». Et en vue d’assurer une fois de plus ses arrières quant à la reconnaissance de l’AIC, il se conforte le 8 novembre 1884 de l’appui de la plus forte tête politique de l’Europe grâce à la signature d’une convention entre le général Maximillien Strauchet le Comte de Brandenburg (un des Etats fédérés de l’Allemagne actuelle), Frédéric-Guillaume, ancien ministre-président prussien et fils du roi de Prusse (La Prusse a laissé une empreinte significative sur l’Allemagne, notamment en termes de culture militaire, d’administration et de développement économique).
Cette convention est suivie par beaucoup d’autres, en l’espèce celles avec la Grande-Bretagne (16 décembre 1884), avec l’Italie (19 décembre de la même année) ou encore avec l’Espagne (7 janvier 1885) ». Plus réticente, la France, dont l’attitude restepour le moins sceptique à l’endroit du Congo, revendique, quant à elle, certaines parties du territoire dont elle n’obtint finalement que la région de Niari-Kwilu (Dans l’actuel Congo-Brazzaville). Il en est de même pour le Portugal qui exige l’embouchure du fleuve du Congo. Ce traité est finalement signé avec le Portugal le 14 février 1885 à la suite de fortes pressions exercées par l’Angleterre, l’Allemagne et, aussi, par la France.
Dans toutes ces tractations, John Adam Kasson, alors « ministre plénipotentiaire des États-Unis d’Amérique » occupe bien l’avant de la scène en Belgique, mais c’est Sanford qui agit le plus utilement qu’il se peut en coulisse. Il a joué un rôle éminent pour favoriser la reconnaissance internationale de l’EIC lors de la Conférence de Berlin de 1885. Pour rappel, John Adam Kassonest nommé envoyé et chef de la délégation américaine à Berlin en Allemagne par le président Chester A. Arthur. Il occupe ce poste jusqu’en 1885, date à laquelle il est nommé envoyé spécial américain à la Conférence du Congo à Berlin.
Les autres acteurs-clés de la paternité américaine du Congo sont les secrétaires d’Etat américain James G. Blaine et Frederick T. Frelinghuysen, tous nommés par le président James Abram Garfield. Le premier fut nommé le 7 mars 1881 et occupe cette fonction jusqu’au 19 décembre 1881, date à laquelle il estremplacé par Frederick Theodore Frelinghuysen. Ces deux responsables de la politique étrangère des Etats-Unis d’Amérique ont été en contacts permanents avec Sanford entre 1881 et 1882 pour attirer l’attention américaine sur son intérêt économique que présente la région du Congo, et partant, son intérêt géostratégique.
Le révérend William Henry Sheppard et le scientifique érudit Albert Einstein ont aussi manifesté leur intérêt pour le Congo. Le premier est connu pour avoir publié et dévoilé les atrocités commises contre le Royaume Kuba, mais aussi contre tous les autres peuples congolais par les forces de Léopold II, tandis que le second, physicien théoricien, bien que n’ayant pas visité le Congo (RDC) dans le cadre de ses travaux scientifiques ou de ses voyages, a eu des liens historiques avec ce pays, notamment en ce qui concerne la découverte d’uranium dans le Congo belge à la base de la fabrication des bombes atomiques larguées à Hiroshima et Nagasoki, au Japon, qui mirent fin à la IIème Guerre mondiale.
En effet, Albert Einstein est convaincu en 1939 que les scientifiques au service de l’Allemagne nazie sont sur le point de créer une bombe sans précédent. Il signe alors une lettre, destinée au président des États-Unis, Franklin Delano Roosevelt, l’avertissant de ce risque. Et, le Congo fait partie des pays-solutions à cette énigme à travers son uranium. Il l’est encore ce jour eu égard aux révolutions énergétiques et numériques, ce qui a fait jaillir dans l’esprit des Américains de la politique (Trumpet son administration), de l’Eglise (Trois pasteurs américains proches de Trump ont foulé très récemment le sol congolais), du monde des affaires (les entreprises américaines se bousculent au portillon du Congo), et éventuellement ceux de la science, le souvenir de leur paternité du Congo.
Trump ou la réincarnation de Chester
Tous les locataires de la Maison Blanche, hormis le bégayement constaté sous les Administrations Clinton, Obama et Biden, ont dans leur visée géostratégique le Congo (DRC). Leur politique étrangère stratégique, surtout africaine, est fonction de cet activisme mémoriel. D’ailleurs, durant toute la guerre froide dont la fin correspond avec l’effondrement du mur de Berlin, le Congo/Zaïre s’est révélé un gendarme de la sous-traitance américaine pour endiguer la progression du communisme et de l’islamisme en Afrique centrale, voire australe. Mais, devanantla seule superpuissance avec la fin de la guerre froide, les USA vont redistribuer les cartes en Afrique centrale et australe, faisant ainsi des présidents rwandais et ougandais pratiquement leurs « proconsuls » au Congo.
Formellement donc, c’est depuis l’appropriation du Congrès américain et du président Chester que les USA ont la responsabilité morale, politique, militaire et stratégique sur le Congo. Et le président Trump s’inscrit dans la lignée des grands dirigeants américains plus que déterminés pour la puissance de leur pays et qui ne s’offusquent pas, dans une certaine mesure,de la paternité du Congo. Contrairement à ses trois prédécesseurscontemporains ci-haut, il s’emploie à faire bouger les lignes dans la région des Grands Lacs et ne se réserve pas d’indexer le Rwanda comme instigateur de la crise qui ravage l’est du Congo depuis trente ans et à la base, selon lui de six millions de morts(Congolais), du reste, tués à la machette.
Son intrépide engagement a, notamment, débouché sur la condamnation de certaines têtes couronnées de l’AFC/M23 et sur l’adoption à l’unanimité de la résolution 2773 par les 15 du Conseil de sécurité des Nations unies. Clamant la souveraineté nationale du Congo et l’intégrité de son territoire, celle-cicondamne ouvertement le Rwanda sur ses forfaits commis en RDC depuis trois décennies et l’enjoint de retirer ses troupes de ce pays. Autant pour ses supplétifs de l’AFC/M23 appelés à se désengager de toutes les zones occupées dans le Kivu en vue de la restauration de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire national.
Aussi, l’Administration Trump a permis des grandes avancées dans la quête de la paix avec l’accord de paix RDC-Rwanda signé le 27 juin 2025 à Washington. Il en est de même de la déclaration des principes signés à Doha (Qatar) le 19 juillet entre les représentants du gouvernement congolais et ceux de l’AFC/M23, prélude à l’accord de paix dont les négociations débutent ce 08 août dans la capitale qatarie.
Quant au président Félix Tshisekedi, il enfile le costume du roi Léopold II vu sous son aspect de la création du Congo en accrochant les USA avec le deal en perspective portant sécurité contre les minerais. L’accord de Washington et celui à venir de Doha en résultent. Comme quoi l’histoire se répète à travers Chester et Léopold II de temps nouveaux que sont les présidents Trump et Tshisekedi.
Du reste, le grand mérite de Félix Tshisekedi pendant ses deux mandats à la tête du Congo sera son audace de tirer le pays des griffes du Rwanda d’abord, et ensuite de l’Ouganda, ainsi qu’il a été mis fin en son temps à la traite des esclaves. Avant son avènement au pouvoir, aussi bien les dirigeants que nombre d’entre les politiciens congolais, voire la majorité de la population, surtout dans le Kivu, n’osaient dénoncer les présidents rwandais et ougandais.
Toutefois, d’aucuns, notamment dans la hiérarchie de l’Eglise catholique avec le cardinal Fridolin Ambongo, voient en ce deal minier avec les Américains un bradage des minerais du pays et qualifient, sans vergogne, l’accord de paix de Washington de « fausse solution ». Pourtant, trois décennies se sont écoulées sans qu’ils en proposent un, laissant ainsi les populations congolaises à la merci de l’atrocité du régime rwandais, voire ougandais, qui n’ont cessé de piller systématiquement depuis lors les ressources congolaises.
Cependant, note l’archivologue et mémoirologue Bob Bobutaka, tant que les Congolais et les Africains ne comprendront pas que le Congo a été créé comme un Etat au contenu d’abord économique et d’entrepreneuriat au service de l’establishment capitalistique, il sera difficile de connaître sa vraie identité et ses enjeux internationaux. C’est ainsi que le langage que les Américains comprennent du Congo est d’abord économique comme leur chasse gardée. Toutefois, il pense que l’implication des USA dans les infrastructures est importante pour le vrai développement de la RDC, mais leur investissement dans l’homme congolais pour la consolidation de sa prise en charge patriotique responsable est vraiment recommandé. A l’en croire, les Américains devraient aussi veiller à la consolidation de la praxis de l’Etat congolais, etc. dans la mesure où le pays a raté sa décolonisation en 1960.
A n’en point douter, ce sont les Congolais qui doivent savoir protéger leurs intérêts à travers ce deal et orienter, sur fond de labonne gouvernance, leurs dividendes vers des projets porteurs qui vont les conduire vers un développement qu’ils auront librement choisi. Ces genres de deals ont contribué à l’amélioration des conditions d’existence de plusieurs peuples dans le monde. Les Qataris, les Saoudiens, les Koweitiens, pour ne citer que ceux-ci, ont, sur base des accords gagnants-gagnants avec les Américains, tiré profit de leurs gaz et pétrole. Même la Chine, aujourd’hui deuxième puissance mondiale économique, d’aucuns l’élèvent au premier rang, a profité, dans une proportion, de la délocalisation des usines occidentales en quête d’une main d’œuvre qualifiée et bon marché pour s’ériger en atelier du monde, ce qui a permis, entre autres, le transfert de la technologie et rendu son économie performante.
Ce qui fait la force des USA, laisse entendre le Prof Bob Bobutaka, c’est parce que les Américains aiment leur pays et soutiennent en majorité leur président. Ce qui n’est le cas du peuple congolais. D’aucuns se croient dans un pays étranger et prennent faits et causes pour les agresseurs de leur pays. Ils dénigrent à longueur de journée leurs dirigeants pour encenser paradoxalement ceux des pays qui agressent le leur et ne ménagent aucun effort pour saborder, sans scrupules, des projets, pourtant salutaires pour leur peuple, engagés par leur gouvernement auprès des partenaires. Dans la foulée, biend’opposants politiques congolais ont investi Washington, dépensé des millions auprès des lobbyistes pour faire barrage au deal minier, ainsi qu’à d’autres accords connexes. Quelle inconscience ! Quel manque de patriotisme ! Même les hommes sous le drapeau se plaisent, contrairement à leur serment, à trahir leur pays pour une pitance, donnant ainsi des avantages à l’ennemi sur le terrain. Insensé !
Moïse Musangana
























