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Jackson Engunda Essandja : « Boma Nzala, c’est notre réponse à la dignité alimentaire des congolais »

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Dans un pays aux vastes étendues arables mais encore trop dépendant des importations alimentaires, Jackson Engunda Essandja incarne une vision pragmatique et audacieuse du développement par l’agriculture.

À seulement 34 ans, ce négociateur d’affaires et entrepreneur social est à la tête de Boma Nzala, une entreprise congolaise fondée en 2016, dont l’ambition est aussi simple que vitale : éradiquer la faim.

« On ne peut pas mettre la nourriture directement dans l’assiette de chaque congolais, mais on peut accompagner ceux qui la produise », confie-t-il au micro de zoom-eco.net.

De cette conviction est née une stratégie qui conjugue accompagnement des agriculteurs, mécanisation progressive et intégration au marché.

Du mot à l’acte : une entreprise, une mission.

Basée à Kinshasa, Boma Nzala est enregistrée sous le droit congolais et depuis 2020, elle est partenaire du Gouvernement via le ministère national de l’Agriculture et Sécurité Alimentaire.

En dépit de moyens limités, l’entreprise est déjà active dans les 26 provinces du pays, avec des points focaux sur le terrain pour encadrer les exploitants.

Ce ne sont pas des projets pilotes en chambre. Ce sont des champs, des bottes, des routes boueuses.
Résultat ? En moins de cinq ans, plus de 570 tonnes de maïs et 700 tonnes de bananes plantains ont été produits grâce à l’encadrement des équipes de Boma Nzala.

Le projet a également généré plus de 4.000 emplois indirects, en grande majorité en milieux ruraux.

Passer de l’agriculture de survie à une économie productive

Jackson Engunda Essandja dresse un constat sans appel : « L’agriculture au Congo reste archaïque. Les paysans cultivent souvent pour survivre, sur de petites surfaces, et vendent à perte. Nous, on veut les faire passer à l’échelle supérieure. »

À Ndjili (Basserie), Kimwenza, Équateur ou encore Kongo Central, les équipes de Boma Nzala organisent des ateliers de formation à l’agriculture intelligente, introduisent des semences améliorées, facilitent l’accès aux marchés et mettent en place des microchaînes de valeur intégrées.

L’objectif est clair : transformer les paysans en producteurs compétitifs, capables de répondre aux besoins alimentaires locaux tout en tirant un revenu décent de leur travail.

En 2025, l’entreprise prévoit de lancer une première unité semi-industrielle de transformation agroalimentaire, avec une capacité initiale de 3 à 5 tonnes/jour, pour valoriser les récoltes locales et réduire les pertes post-récolte. Une manière de stabiliser les revenus agricoles et d’ouvrir la voie à une souveraineté alimentaire assumée.

« Boma Nzala, c’est notre réponse à la dignité alimentaire des congolais. Nous voulons prouver que nourrir son peuple n’est pas une utopie, mais une décision politique, économique et logistique. », conclut Jackson Engunda Essandja.

Derrière les chiffres, les hectares et les tonnes, une philosophie émerge : celle d’un Congo nourri par lui-même.

Flory MUSISWA

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Edito

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