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RDC : Félix Tshisekedi tient à la définition des normes environnementales claires et efficaces

En République Démocratique du Congo (RDC), les plus hautes autorités du pays estiment qu’il est nécessaire que le pays définisse les normes environnementales claires et efficaces, compte tenu du statut de « pays solution » que porte le pays.
Face à une telle urgence, le Président de la RDC, Félix-Antoine Tshilombo, a manifesté, lors du Conseil des Ministres tenu le vendredi 9 mai 2025, son désir de voir la RDC en possession des normes environnementales claires et efficaces, pouvant aider le pays à faire face aux défis qui sont les siens dans le domaine environnemental. C’est ce que renseigne le compte-rendu du Conseil des Ministres rendu public le week-end dernier.
« Le Président de la République tient à l’impératif pour notre pays de se doter de normes environnementales claires et efficaces, afin de garantir la qualité de l’air, de l’eau et du sol. L’absence de normes environnementales engendre de nombreuses conséquences néfastes. Les producteurs, exploitants et autres opérateurs économiques génèrent des déchets sous diverses formes, rejets, déversements ou émissions sans disposer de seuils de référence réglementaire définissant les limites acceptables pour les paramètres physico-chimiques dans l’environnement. », indique la source.
Selon les experts du Gouvernement, le statut de la République Démocratique du Congo en tant que « pays solution » face aux défis environnementaux et climatiques mondiaux implique une responsabilité accrue, tant sur le plan national qu’international. Ils s’appuient sur l’article 53 de la Constitution de la RDC qui consacre le droit de chaque citoyen à un environnement sain, condition essentielle à son épanouissement.
Le Gouvernement de la RDC estime que l’établissement des normes environnementales claires et efficaces permettra notamment de fixer un cadre de régulation des rejets dans les milieux récepteurs naturels ; assurer une évaluation rigoureuse de la conformité environnementale des installations classées; et faciliter la ratification de l’amendement sur les hydrofluorocarbures (HFC) au Protocole de Montréal.
De ce fait, il relève donc de la responsabilité du Gouvernement de combler ce vide juridique, afin de permettre au pays d’assumer pleinement son rôle sur la scène internationale, conformément à son destin de « pays solution ».
Etant donné que la conformité des produits et services est assurée par l’Office Congolais de Contrôle, celle de l’environnement relève de l’administration du ministère de l’Environnement. D’où, la nécessité pour toutes les parties prenantes de conjuguer leurs efforts pour mener à bien cette mission.
Pour cette tâche, le Président de la République a engagé la Ministre d’Etat, Ministre de l’Environnement et Développement Durable, ainsi que le Ministre du Commerce Extérieur, en collaboration avec son Cabinet, à mettre en place une Commission ad hoc qui devra travailler sur la base des projets déjà existants, afin de proposer un cadre réglementaire solide et adapté qui favorisera l’adoption de normes environnementales, la normalisation du mode de vie nationale et l’amélioration du cadre de vie de la population.
Olivier KAFORO






















