Autres actualités
RDC : Le Japon désormais dans les plans de diversification des partenaires miniers du pays

En République Démocratique du Congo (RDC), 80% des mines sont exploitées en collaboration avec des partenaires chinois. Une domination que les autorités entendent réduire.
Le Gouvernement congolais mise sur l’intégration de nouveaux acteurs dans l’industrie minière. D’où, un partenariat avec des exploitants japonais.
L’entreprise minière japonaise Asia Mineral Limited a signé un accord avec la société locale Kerith Ressources pour la création de Kivuvu Kongo Mines. De cette union, une société d’exploitation de manganèse sera basée dans le Kongo Central.
L’accord paraphé le samedi 28 juin 2025 s’inscrit dans la stratégie de diversification des partenariats miniers menée par Kinshasa, dans un contexte de forte domination chinoise sur le secteur.
Selon Marcellin Paluku, Directeur du cabinet adjoint au ministère des Mines, 80% des Mines congolaises sont exploitées en partenariat avec des acteurs chinois. Une situation qu’il considère comme un « risque » pour l’économie locale, qui a incité les autorités du pays d’Afrique centrale à s’ouvrir à d’autres partenaires.
L’accord avec Asia Mineral Limited, qui porte les intérêts du Japon, illustre cette dynamique.
Plus tôt en mai 2025, le Gouvernement de la RDC avait qualifié ce partenariat d’« exemple concret et structurant de mise en œuvre de la diversification des partenaires, des minerais exploités, des provinces minières, des produits finis et semi-finis, et de l’économie nationale ».
Le Japon fait partie des acteurs qui cherchent à étendre leur empreinte dans l’industrie minière africaine, particulièrement dans des pôles miniers stratégiques comme la RDC. Déjà en août 2023, Tokyo avait annoncé un investissement de 1 milliard USD destiné à financer l’exploration de minéraux critiques dans le pays.
Le projet Kivuvu prévoit notamment de soutenir la production annuelle de 2 millions de tonnes de manganèse, minerai notamment utilisé dans la fabrication de matériaux de batteries.
Selon les détails fournis, l’initiative devrait également générer environ 2.500 emplois directs.
Le calendrier du projet et l’investissement prévu pour sa mise en œuvre n’ont cependant pas encore été révélés.
Pour le Gouvernement, le Japon n’est qu’une option parmi d’autres, dans la stratégie de la RDC.
Kinshasa mise aussi sur d’autres partenaires comme l’Inde ou les Émirats Arabes Unis, pays dont le groupe International Resources Holding (IRH) a récemment annoncé un investissement de 367 millions USD pour racheter 56% de parts d’Alphamin, l’opérateur de Bisie, la plus grande mine d’étain du pays.
Rappelons que les États-Unis sont également concernés, un accord « Minéraux contre sécurité » étant en cours de négociation.
Olivier KAFORO





















