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RDC : Seules huit entreprises du Portefeuille ont transmis leurs prévisions budgétaires à la tutelle

Malgré la prorogation exceptionnelle de l’échéance de dépôt des prévisions budgétaires fixée au 9 janvier 2026, la grande majorité des entreprises du Portefeuille de l’État ne s’est toujours pas conformée à cette obligation légale et administrative.
Selon les statistiques communiquées par le ministère du Portefeuille, seules huit entreprises publiques sur les trente-trois que compte l’Etat avaient transmis leurs rapports prévisionnels à la date du 25 janvier 2026. Il s’agit notamment de la REGIDESO, de la SNCC, de la SONAS, de l’ONATRA, de la SONAL, de la COBIL, de la SONA-HYDROC et des Lignes Maritimes Congolaises (LMC).
Les entreprises concernées disposent encore de huit jours calendaires pour régulariser leur situation avant d’éventuelles mesures administratives. Cette situation suscite une vive inquiétude au sein du Gouvernement.
La Ministre du Portefeuille, Julie Shiku, a exprimé sa préoccupation face à ce qu’elle qualifie de manquement grave aux règles de bonne gouvernance, d’autant plus que les travaux d’analyse et de validation des prévisions budgétaires des entreprises publiques pour l’exercice 2026 sont déjà en cours.
« Il est incompréhensible que, alors que les représentants des entreprises du Portefeuille participent aux travaux d’analyse budgétaire, la majorité d’entre elles ne se soit pas encore acquittée de cette obligation essentielle », a-t-elle déploré, soulignant que cette situation porte atteinte aux intérêts de l’État actionnaire ainsi qu’aux exigences de transparence et de redevabilité.
Pour la Ministre, ce retard constitue un manquement caractérisé aux principes de discipline administrative et de bonne gouvernance, qui ne saurait être toléré.
« J’attends de chaque mandataire public un sens élevé de responsabilité, de rigueur et de loyauté institutionnelle dans l’accomplissement de ses obligations de gestion. Le respect du calendrier budgétaire n’est ni optionnel ni négociable ; il constitue une expression concrète de la redevabilité envers l’État et la Nation. », a-t-elle martelé.
Julie Shiku a par ailleurs rappelé que la digitalisation des processus de gestion figure parmi les axes prioritaires de la politique générale des entreprises publiques, dans le but de renforcer la traçabilité, la fiabilité de l’information financière et la célérité des circuits de validation.
Pour rappel, l’analyse des prévisions budgétaires constitue un exercice fondamental de gouvernance financière. Elle permet d’anticiper les recettes et les dépenses futures, d’évaluer la viabilité des entreprises publiques et d’assurer une gestion plus efficace et responsable des ressources de l’État.
Olivier KAFORO






















