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RDC : Entreprises du Portefeuille, Julie Shiku impose rigueur et discipline budgétaire pour l’exercice 2026

Tous les mandataires et gestionnaires des entreprises du Portefeuille de l’État sont désormais astreints à une obligation de résultats pour l’exercice 2026.
La Ministre du Portefeuille, Julie Shiku, a appelé à davantage de responsabilité, de discipline de gestion et de redevabilité, lors du lancement officiel des travaux d’analyse et de validation des prévisions budgétaires des entreprises publiques, tenu le mardi 27 janvier 2026 à Kinshasa.
La cérémonie s’est déroulée dans la salle de réunions du ministère du Portefeuille, en présence des responsables des organes de gouvernance des entreprises concernées.
À cette occasion, la Ministre a vivement dénoncé le faible taux de transmission des rapports budgétaires, malgré la prorogation exceptionnelle du délai de dépôt.
Dans son allocution d’ouverture, Julie Shiku a rappelé que le pilotage des entreprises publiques ne peut plus s’inscrire dans une logique conjoncturelle ou improvisée. Il doit désormais reposer sur une vision stratégique pluriannuelle, fondée sur la planification, l’anticipation et la recherche permanente de la performance.
Cette orientation s’inscrit dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028, inspiré de la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo.
La Ministre a souligné que les entreprises du Portefeuille sont appelées à devenir des acteurs structurants de la croissance économique, de l’industrialisation et du développement social de la République démocratique du Congo.
« À cet égard, la prise en compte rigoureuse des axes stratégiques définis dans ladite circulaire doit se traduire, pour chacune des entreprises, par l’élaboration d’un document budgétaire cohérent, tel que prescrit par le Président du Conseil supérieur du Portefeuille. Ce document, sincère et réaliste, doit refléter des objectifs clairs de performance, de compétitivité et de recentrage sur le cœur de métier, dans un environnement économique de plus en plus exigeant et concurrentiel. », a instruit la Ministre du Portefeuille.
Julie Shiku a déploré le fait que, malgré la prorogation du délai de transmission des prévisions budgétaires jusqu’au 9 janvier 2026, seules huit entreprises publiques aient, à ce jour, soumis leurs rapports. Il s’agit notamment de la REGIDESO, la SNCC, la SONAS, l’ONATRA, la SONAL, la COBIL, la SONA-HYDROC et les Lignes Maritimes Congolaises (LMC). Une situation qualifiée de « grave » par la Ministre du Portefeuille, qui y voit un manquement caractérisé aux principes de bonne gouvernance, de discipline administrative et de transparence. Elle a insisté sur le fait que le respect du calendrier budgétaire n’est ni optionnel ni négociable, mais constitue une obligation fondamentale vis-à-vis de l’État actionnaire et de la Nation.
Face à ces retards, la Ministre a accordé un délai impératif de huit jours aux entreprises n’ayant pas encore transmis leurs prévisions budgétaires pour l’exercice 2026. Elle les a exhortées à produire des documents sincères, réalistes et cohérents, afin d’éviter des écarts significatifs entre les prévisions et les réalisations.
Par ailleurs, Julie Shiku a réaffirmé l’importance stratégique de la digitalisation des processus de gestion, considérée comme un levier majeur pour renforcer la traçabilité, la fiabilité de l’information financière et la célérité des procédures de validation.
À l’issue des travaux en commission mixte, les prévisions budgétaires validées vaudront désormais contrats de performance entre l’État actionnaire et chaque entreprise publique. Leur mise en œuvre fera l’objet d’un suivi et d’évaluations périodiques, sur la base d’indicateurs de performance clairement définis.
Par cette démarche, le Gouvernement entend ancrer durablement, au sein des entreprises du Portefeuille, une culture de résultats, de transparence et de responsabilité, conforme aux exigences de bonne gouvernance et à la primauté de l’intérêt général.
Olivier KAFORO






















