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RDC : La BCC retire 189 milliards de CDF sur le marché pour contenir les tensions de liquidité

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Au 2 avril 2026, la gestion de la liquidité en République démocratique du Congo (RDC) s’est caractérisée par un recours accru aux instruments de politique monétaire, en particulier les Bons émis par la Banque Centrale du Congo (BCC).

Selon les données issues de la note de conjoncture économique, cette stratégie a permis d’opérer une ponction de liquidité de 189,0 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 76 millions USD, sur le marché

Cette intervention s’inscrit dans une logique de régulation visant à contenir les pressions inflationnistes et à stabiliser les équilibres macroéconomiques.

En retirant une partie des liquidités en circulation, la BCC cherche à limiter les excès de masse monétaire susceptibles d’alimenter la hausse des prix et de peser sur la stabilité du taux de change.

Les Bons BCC constituent l’un des principaux leviers d’action de l’autorité monétaire. Ces titres à court terme permettent d’absorber les surplus de liquidité détenus par les banques commerciales, en les incitant à placer leurs excédents auprès de la Banque Centrale. Cette opération contribue ainsi à assainir le marché monétaire et à mieux encadrer les conditions de financement de l’économie.

Dans un contexte économique marqué par des fluctuations des recettes publiques et une dépendance persistante aux exportations de matières premières, la gestion proactive de la liquidité apparaît comme un enjeu crucial. Elle permet notamment de prévenir les tensions sur le marché des changes et de soutenir la stabilité du franc congolais.

L’ampleur de la ponction opérée témoigne de la volonté de l’autorité monétaire de la RDC à maintenir une posture prudente face aux risques inflationnistes.

Cette orientation s’inscrit dans une démarche plus large de consolidation du cadre macroéconomique, en coordination avec les autorités budgétaires.

La maîtrise durable de la liquidité suppose également un renforcement de la discipline budgétaire et une amélioration de la mobilisation des recettes internes.

À court terme, la poursuite des opérations d’open market devrait rester un pilier central de la stratégie monétaire de la BCC, dans un environnement où la stabilité des prix et du taux de change demeure une priorité pour les autorités économiques congolaises.

Mitterrand MASAMUNA

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