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RDC : 4.342 milliards de CDF mobilisés au titre de recettes publiques fin avril 2026

La situation financière de l’État congolais à fin avril 2026 renseigne les recettes publiques de l’ordre de 4.342,1 milliards de CDF, selon les données du tableau de suivi élaboré par la Banque Centrale du Congo (BCC) dans sa note de conjoncture économique arrêtée au 30 avril 2026.
D’après ces statistiques, les recettes mobilisées proviennent essentiellement des impôts directs et indirects collectés par la Direction générale des impôts (DGI), ayant enregistré des encaissements de 3.119,7 milliards de CDF, soit la plus importante contribution parmi les régies financières.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a, pour sa part, mobilisé 655,8 milliards de CDF au titre des recettes douanières et des accises, tandis que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participations (DGRAD) a généré 566,6 milliards de CDF issus de la parafiscalité.
Sur le volet des dépenses publiques, les décaissements exécutés au cours de la même période se sont établis à 4.303,7 milliards de francs congolais (CDF).
Les charges salariales ont représenté la part la plus importante des dépenses de l’État, avec 1.861,3 milliards de CDF consacrés à la rémunération des agents et fonctionnaires publics.
Les frais financiers, quant à eux, se sont limités à 19,5 milliards de CDF, traduisant un niveau relativement modéré des charges liées au service de la dette sur la période observée.
Les données de la Banque Centrale montrent ainsi une situation budgétaire globalement proche de l’équilibre à fin avril, les recettes ayant légèrement dépassé le niveau des dépenses exécutées.
Par ailleurs, le plan de trésorerie de l’État pour le mois d’avril 2026 tablait sur des recettes publiques de 4.462,7 milliards de CDF, principalement soutenues par les encaissements attendus des impôts directs et indirects.
Les dépenses prévisionnelles, elles, étaient projetées à 3.592,1 milliards de CDF pour la même période.
Ces indicateurs communiqués régulièrement par les services de la Banque Centrale du Congo traduisent les efforts de mobilisation des recettes internes dans un contexte marqué par les besoins croissants de financement des dépenses publiques et de stabilisation du cadre macroéconomique du pays.
Mitterrand MASAMUNA
























