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RDC : Une croissance à 6,2 % portée malgré les turbulences mondiales

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L’économie congolaise confirme sa solidité en ce début d’année 2026, selon les conclusions du Comité de Politique Monétaire de la Banque Centrale du Congo, qui s’est réuni le 9 avril 2026 à Kinshasa.

Dans un environnement international marqué par de fortes incertitudes, notamment en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, la République démocratique du Congo parvient à maintenir une trajectoire de croissance soutenue. Celle-ci devrait atteindre 6,2 % en 2026, en progression par rapport aux 5,8 % enregistrés en 2025.

Cette performance repose essentiellement sur le dynamisme du secteur extractif, moteur traditionnel de l’économie congolaise, mais également sur la diversification progressive des activités hors mines. Les secteurs des services, du commerce et de l’agriculture contribuent de plus en plus à la croissance, traduisant une transformation structurelle encore en cours.

Sur le plan des prix, la baisse de l’inflation constitue un signal particulièrement encourageant. Le taux d’inflation en glissement annuel s’est établi à 2,2 % à fin mars 2026, contre 10,1 % un an plus tôt. Cette évolution reflète les effets positifs des politiques monétaires mises en œuvre, notamment en matière de contrôle de la liquidité.

Toutefois, la Banque Centrale souligne que cette tendance favorable pourrait être fragilisée par certains facteurs internes et externes.

Les pressions sur les prix des produits alimentaires, en particulier les céréales dans la zone Sud du pays, ainsi que les fluctuations des prix internationaux de l’énergie, demeurent des sources de vigilance.

Le marché des changes illustre également ces tensions. Depuis le début de l’année, le franc congolais a connu une légère appréciation sur le marché parallèle, mais s’est déprécié sur le marché officiel, notamment en raison de la demande accrue de devises après les fêtes de fin d’année.

Dans ce contexte, la BCC a choisi d’assouplir sa politique monétaire, en abaissant son taux directeur, tout en maintenant des mécanismes de régulation destinés à préserver les équilibres macroéconomiques. Cette approche vise à soutenir l’investissement et la consommation, tout en limitant les risques inflationnistes.

AGNES KAYEMBE

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