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Monde : le plaidoyer de la RDC contre le commerce illégal d’espèces sauvages !

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La Rd Congo appelle à la nécessité et à l’urgence pour les nations du monde d’agir ensemble contre le commerce illicite des espèces sauvages. Il s’agit, d’après le chef de la diplomatie congolaise, d’une question de criminalité transnationale relevant de la securité des peuples.

Intervenant vendredi dernier à Londres en.marge de la quatrième Conférence sur le commerce illicite des espèces sauvages, le vice-premier ministre, ministre des Affaires étrangères, Léonard She Okitundu a fait deux propositions.

L’urgence d’adopter une approche multidimensionnelle au sujet de l’assèchement du marché entre pays d’origine, de transit et de demande. Et la nécessité d’un cadre juridique plus dissuasif avec un régime de sanctions plus lourd.

D’après des statistiques officielles, le commerce illicite des espèces sauvages est évalué à environ 26 milliards de dollars américains chaque année. Ces profits « illégaux» servent à financer principalement des conflits armés et des activités de nature terroriste survenant de manière cyclique.

« Cette criminalité transnationale organisée est un véritable cancer accompagné de nombreux métastases tels que la corruption, le blanchissement de capitaux, le commerce illégal d’armes, de stupéfiants, les viols, l’esclavage sexuel, les meurtres, les pillages et autres actes terroristes», a indiqué She Okitundu.

En effet, a-t-il insisté, la RDC n’est pas épargnée par ce crime qui apparait généralement sous deux faces. D’abord, la criminalité faunique dont le socle est le braconnage des espèces rares et endémiques, à savoir : l’Okapi, le Rhinocéros blanc du nord, le Gorille de montagne, le Gorille de Graduer, le Bonobo, le Paon congolais.

Ensuite, la criminalité forestière qui repose sur l’exploitation forestière illégale. A ce sujet, She Okitundu a mis en exergue les 150 millions d’hectares de forêts dont dispose le pays avant de préciser que celles-ci représentent près de   50% des forêts d’Afrique et plus de  la moitié (60)% du massif forestier du Bassin du Congo considéré à juste titre, comme le deuxième « poumon » de la planète après l’Amazonie.

Le commerce illicite des espèces est une industrie criminelle à laquelle la RDC est confrontée en permanence. Face à cette réalité, Kinshasa affirme avoir établi un lien triple type inextricable entre stabilité, prospérité et biodiversité.

« La question de trafic illicite  des espèces sauvages est un phénomène global très pressant qui menace la paix et la stabilité de plusieurs Etats dont la RDC. Aucun de nous (pays), en agissant seul, ne peut atteindre le succès», a déclaré le chef de la diplomatie congolaise.

D’où, la nécessité d’une solution mondiale avec l’implication du secrétaire général des Nations Unies au travers d’une structure ad hoc, afin de lutter contre le commerce illicite des espèces sauvages dans le monde.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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