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RDC : l’entretien des voies navigables exige des fonds conséquents !

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L’entretien et le développement des voies navigables congolaises exigent des fonds conséquents. D’où, la nécessité et l’urgence pour le gouvernement d’accroître la subvention accordée à la Régie des voies fluviales (RVF). C’est l’une des recommandations phares de l’atelier sur des passes de navigation à baliser sur le fleuve Congo et la rivière Kasaï.

Faisant la restitution de ces travaux, l’expert à la Cellule de gestion du projet d’appui à la navigabilité des voies fluviales et lacustre (CGPANAV) de l’Union européenne en RDC, Déaocard Mugangu Bisimwa a évoqué des activités urgentes à mener sur le fleuve Congo.

En effet, a – t – il indiqué à l’ACP, les armateurs des voies navigables congolais ont exhorté l’Etat congolais à accroitre la subvention accordée à la RVF en vue de permettre à celle-ci d’assurer la maintenance et la pérennisation des activités de balisage en cours d’exécution pour la sécurisation de la navigation.

Ils ont également recommandé la mise en place d’un système de communication par radiophonie le long des cours d’eau. Et ce, dans l’objectif de garantir la sécurité de la navigation par les échanges des informations nautiques, d’une part ; et,  d’assurer la surveillance et le suivi de la signalisation des voies navigables et la désignation d’un représentant des armateurs dans le Conseil d’administration de la RVF conformément à son statut, d’autre part.

RVF, deux autres priorités

Au niveau du bief moyen du fleuve Congo partant de la ville de Kinshasa à Kisangani dans la province de Tshopo, la RVF devrait placer de panneaux de signalisation en vue de rendre la navigation facile pendant les périodes de décrue sur la passe principale et de placer des bouées de grandes dimensions au niveau du Pool de Kinkole et de N’sele pour une meilleure visibilité.

A ce sujet, a rapporté M. Mugangu, les participants ont retenu comme priorité : le remplacement des balises cassées et de bouées disparues dans toutes passes rocheuses et de faire le balisage permanent du fleuve.

Bien plus, la RDC utilise les cartes analogiques pour la navigation fluviale produites depuis l’époque coloniale. A ce jour, ces cartes présentent quelques points forts et faibles par rapport au contexte actuel  de navigation.  D’où, la nécessité pour la Régie des voies fluviales de passer de la cartographie analogique vers la cartographie numérique de navigation.

En rappel, la Cellule de gestion du projet d’appui à la navigabilité des voies fluviales et lacustre (CGPANAV) est un projet financé par l’Union Européenne en vue d’améliorer les voies navigables de la RDC pour un montant de 60 millions d’Euros.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Edito

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