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RDC : rejet de l’offre de 1,6 milliard USD, une violation du droit humanitaire (IRDH)

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« La solidarité internationale est un droit des peuples qui ressort de la Charte de l’ONU et non une mendicité internationale », rappelle l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) au gouvernement congolais. Le fait pour ce dernier de refuser ou empêcher qu’une assistance humanitaire (1,68 milliard USD) parvienne à la population qui en a urgemment besoin, prévient cette plate-forme d’activistes, est un élément substantiel de violation du Droit international humanitaire.

Dans un communiqué officiel, l’IRDH invite l’Exécutif congolais à s’acquitter de son obligation de participer à la mobilisation de fonds pour laquelle une conférence est prévue à Genève le 14 avril prochain afin d’éradiquer la croissante crise humanitaire qui sévit la population sur l’étendue du pays.

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Au lieu de rejeter l’offre de solidarité internationale, par ce que certaines ONG auraient gonflé des statistiques humanitaires, l’IRDH estime que l’Etat devrait, par contre, participer à renforcer des mécanismes de contrôle de sa gestion.

« Une prétendue exagération de chiffres des statistiques et la dilapidation des fonds de la part de certaines ONG internationales, ne justifient aucunement qu’un Etat abandonne sa population dans une crise humanitaire qu’il ne sait résoudre de lui-même », a – t – il précisé.

Ces activistes des droits humains, comme bien d’autres, restent convaincus que le Gouvernement congolais a, non seulement, le devoir de prendre une part active à ladite mobilisation de fonds, mais aussi au renforcement de ses mécanismes de contrôle, de leur affection et déboursement, jusqu’à s’assurer des derniers bénéficiaires.

« L’IRDH attire l’attention de l’Etat congolais qu’au regard des articles 69, 78, 79, 91 et 92 de sa propre Constitution, portant sur les responsabilités du président de la République et celles du premier ministre, une politique ou une quelconque tentative du gouvernement qui consisterait à refuser ou empêcher qu’une assistance humanitaire parvienne à une population qui en a urgemment besoin, est un élément substantiel de violation du Droit International Humanitaire », prévient le communiqué.

Une telle politique ou un tel comportement aggraverait la souffrance de la population et causerait des pertes en vies humaines, faits qui sont, d’après l’IRDH, constitutifs des crimes internationaux qui exposent leurs auteurs aux poursuites devant la Cour pénale internationale (CPI).

Pour rappel, le 13 avril prochain se tiendra à Genève, une conférence humanitaire sur la RDC qui vise à mobiliser 1,68 milliard USD, en prévision de la lutte contre la crise humanitaire galopante en RDC. D’après le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (OCHA), 13,1 million de congolais ont besoin d’une assistance urgente.

De cette population, l’on estime 4,3 millions de récents déplacés internes du Kasaï, Ituri, Nord-Kivu, Sud-Kivu et Tanganyika ; deux millions d’enfants souffrant d’une malnutrition sévère ainsi que d’innombrables filles et femmes victimes de viols.

A cela s’ajoute, d’après  le Haut-Commissariat aux Réfugiés (HCR), plus de 807 000 congolais récemment réfugiés dans les pays voisins, notamment, en Angola, Congo, Ouganda, Rwanda, Burundi, Tanzanie, Zambie et même l’Afrique du Sud. Ces chiffres représentent un accroissement de 30%, par rapport aux statistiques de 2017.

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