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Afrique

Afrique : le service de la dette devrait chuter de 13 % pour s’établir à 88,7 milliards USD en 2025

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Les investissements en private equity dans les infrastructures africaines ont reculé de 39 % en 2024, s’établissant à 1,4 milliard USD, contre 2,3 milliards USD en 2023, selon les données publiées le 11 mars 2025 par le Global Private Capital Association (GPCA).

La part des infrastructures dans l’ensemble des investissements en private equity sur le continent a ainsi chuté à 38 %, contre 45 % un an auparavant.

Un recul après sept années de croissance

Ce repli marque une rupture avec la tendance haussière observée entre 2017 et 2023, période durant laquelle les financements du secteur avaient bondi de 600 millions USD à 2,3 milliards USD. Pourtant, l’Afrique demeure un terrain d’opportunités, soutenu par une démographie en pleine expansion et une demande potentielle de 600 millions de consommateurs supplémentaires.

Les énergies renouvelables restent le segment le plus attractif, captant 6,7 milliards USD d’investissements entre 2015 et 2024, soit deux fois plus que les énergies conventionnelles. Les télécommunications, la logistique et la chaîne industrielle figurent également parmi les secteurs prisés.

Un déficit d’investissements face aux besoins colossaux

Malgré ces financements, le déficit en infrastructures demeure préoccupant. Les besoins annuels du continent sont estimés entre 97 et 105 milliards USD jusqu’en 2030, et les ressources actuelles ne couvrent qu’une fraction de cette somme.

Les institutions multilatérales, limitées par leurs capacités, et les banques commerciales, freinées par des régulations strictes, ne suffisent pas à combler cet écart, rendant les fonds privés essentiels.

L’Afrique du Sud, le Nigeria et le Kenya, ainsi que les projets panafricains, continuent d’attirer l’essentiel des capitaux grâce à une intégration économique croissante et un climat des affaires plus favorable.

Une conjoncture incertaine, mais des opportunités intactes

Les experts s’inquiètent de cette contraction, qui pourrait freiner le développement économique et logistique du continent. Toutefois, le dynamisme des marchés clés et l’attrait des énergies vertes laissent espérer un rebond.

Selon le GPCA, un cadre réglementaire plus stable et des incitations fiscales adaptées pourraient redonner confiance aux investisseurs et stimuler la reprise du secteur.

Flory Musiswa

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