Economie
RDC : des exonérations accordées à plus de 200 entreprises pour l’importation des matériels agricoles

Plus de 200 entreprises ont bénéficié, depuis début 2024, des exonérations pour l’importation des matériels agricoles. C’est le Président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui l’a révélé le mercredi 11 décembre 2024, dans son adresse à la nation prononcée devant les deux chambres du Parlement réunies en Congrès.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre de son programme d’actions 2023-2028.
Félix Tshisekedi a affirmé sa volonté d’impulser la lutte contre la dépendance excessive aux importations alimentaires.
« S’agissant de l’agriculture, pour la saison en cours lancée par le Gouvernement, il importe de retenir que : Des agriculteurs ont bénéficié, entre autres, de 350 tracteurs pour la mécanisation et d’un million et demi de lots de matériels aratoires, 5 millions de tonnes de semences, 37 millions de mètre-linéaires de boutures de manioc, 500 tonnes de fertilisants minéraux et 70 séchoirs à énergie solaire pour maïs ; Pour faciliter la mobilité des techniciens et moniteurs agricoles, des motos et vélos ont été remis afin d’assurer un meilleur encadrement des agriculteurs ; Des facilités, à titre d’exonérations, ont été accordées à plus de 200 entreprises pour l’importation des matériels agricoles. », a déclaré le Président Tshisekedi.
Et de déplorer : « Malgré des atouts exceptionnels — près de 80 millions d’hectares de terres arables, une diversité climatique remarquable et l’un des réseaux hydrographiques les plus denses au monde — notre pays peine à révéler pleinement son potentiel agricole. Cette sous-exploitation se traduit par de faibles rendements et une dépendance excessive aux importations alimentaires, chiffrée à plus de trois milliards de dollars américains par an. », a déploré le Président Tshisekedi.
Il faudrait noter que les conflits armés dans le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, l’Ituri, le Mai-Ndombe, le Kwilu et le Kwango, a-t-il déploré, combinés à l’accès limité aux financements, aux intrants agricoles et à des infrastructures insuffisantes, entravent profondément les chaînes d’approvisionnement et la production locale.
Pour faire face à ces défis, Félix Tshisekedi a rappelé que le Gouvernement, dans le cadre du Programme d’Actions 2024-2028, a mis en œuvre dès 2024 des initiatives concrètes visant à redynamiser le secteur agricole. Initiatives, soutient-il, qui ciblent les producteurs locaux, ménages, coopératives et entrepreneurs — afin d’accroître la productivité et de consolider la production nationale.
« En s’appuyant sur ces efforts, notre nation entend réduire sa dépendance alimentaire, renforcer sa souveraineté économique et faire de l’agriculture le levier d’une croissance inclusive et durable, en parfaite harmonie avec les aspirations de la Vision 2050. Dans notre détermination de mettre progressivement et efficacement fin à l’insécurité alimentaire à laquelle se trouvent exposés nombreux de nos compatriotes, après l’investiture du Gouvernement, des efforts importants ont été déployés pour relever ces défis aussi bien dans le secteur agricole que celui de la pêche et élevage. », a soutenu Félix Tshisekedi.
Dans ce même élan de soutenir davantage le développement du secteur agricole, il y a lieu de noter que pour la première fois, à travers la Loi de finances 2025 qui sera bientôt promulguée, les crédits alloués à l’agriculture sont accrus et maintenus au-dessus de 11 % du budget national, bien au-delà de l’objectif fixé dans le cadre des accords de Maputo.
Olivier KAFORO
























