Economie
RDC : Les produits agricoles exportés en repli sur les marchés internationaux

La tendance des principaux produits agricoles exportés par la République démocratique du Congo (RDC) s’inscrit à la baisse au cours de la première semaine de mars 2026, selon les projections publiées par la Commission nationale des mercuriales du ministère du Commerce extérieur.
D’après cette note hebdomadaire couvrant la période du 2 au 7 mars 2026, la quasi-totalité des spéculations agricoles congolaises destinées à l’exportation devraient enregistrer un recul de leurs cours sur les marchés internationaux.
Le café, l’un des principaux produits agricoles d’exportation du pays, est concerné par cette dynamique baissière.
Le café Robusta devrait se négocier à 3,64 dollars américains le kilogramme, contre 3,75 USD la semaine précédente, soit un repli de 0,11 USD.
De son côté, le café Arabica afficherait un prix de 5,39 USD le kilogramme, en baisse par rapport aux 5,56 USD observés à la dernière semaine du mois de février 2026.
Cette contraction des prix intervient dans un contexte marqué par des ajustements de l’offre et de la demande sur les places boursières internationales.
Le cacao n’échappe pas à cette tendance. Le document consulté projette un prix de 2,89 USD le kilogramme pour la semaine en cours, contre 3,30 USD le kilogramme à la fin du mois de février 2026. Cette diminution représente l’un des replis les plus significatifs parmi les produits suivis.
Pour les producteurs congolais, cette évolution des cours pourrait peser sur les revenus, dans un environnement déjà fragilisé par plusieurs contraintes structurelles.
Outre les difficultés logistiques et le faible accès au financement, certains bassins de production restent affectés par l’insécurité, ce qui limite les capacités d’investissement et de modernisation des exploitations.
Toutefois, les observateurs des marchés rappellent que les marchés agricoles internationaux demeurent volatils et sensibles à de nombreux facteurs, notamment les conditions climatiques dans les pays producteurs, les variations monétaires et les perspectives de consommation mondiale.
Mitterrand MASAMUNA






















