Economie
RDC : Le Conseil économique et social appelle à élaborer un plan stratégique industriel

Le Président du Conseil économique et social (CES), Jean-Pierre Kiwakana, a exhorté, ce mercredi 1er octobre 2025, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) à renforcer la régulation du secteur médical et à impulser une stratégie industrielle ambitieuse, lors de l’ouverture de la session ordinaire d’octobre à Kinshasa.
Sur le plan sanitaire, le CES a tiré la sonnette d’alarme sur la prolifération des Facultés de médecine dans des établissements non viables.

« Notre système de santé est particulièrement fragile et la qualité de l’enseignement dans le secteur médical est défaillante. Par conséquent, le Gouvernement devrait réguler d’une manière drastique l’octroi des autorisations d’ouverture des Facultés de médecine dans des universités dépourvues des infrastructures adéquates, des matériels et équipements appropriés. C’est le bon sens. », a déclaré M. Kiwakana.
Au chapitre économique et scientifique, il a également insisté sur la nécessité de synergies nouvelles entre l’énergie, l’enseignement et la recherche pour stimuler l’émergence d’industries congolaises à forte valeur ajoutée.
« Les secteurs de l’énergie, de l’enseignement et de la recherche scientifique doivent élaborer ensemble avec les industriels congolais un plan stratégique permettant l’émergence d’industries à forte valeur ajoutée », a-t-il ajouté.

Pour les analystes, ce double plaidoyer reflète deux urgences nationales : assainir l’offre de formation médicale pour garantir des compétences fiables face aux défis sanitaires, et bâtir une stratégie industrielle intégrée capable de transformer les ressources locales en produits compétitifs.
Des profils issus de la gouvernance universitaire soulignent que la régulation des facultés est une condition pour crédibiliser la formation médicale.
Du côté des économistes, l’accent est mis sur la cohérence entre énergie, enseignement et recherche comme levier d’industrialisation durable.

Selon les observateurs, cette orientation du CES met en évidence l’urgence de passer des discours aux actes pour ancrer la RDC dans une trajectoire de réformes structurelles crédibles.
Flory MUSISWA
























