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Economie

RDC : Tshisekedi martèle sur le climat des affaires pour préserver l’économie et la confiance des opérateurs économiques

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Face aux difficultés rencontrées par les opérateurs économiques du fait des exigences du quitus fiscal pour diverses opérations commerciales et administratives, le Président de la République Félix Tshisekedi a appelé à une révision concertée des mesures en vigueur lors de sa communication à la cinquante-deuxième réunion ordinaire du Conseil des ministres.

Les dispositions introduites dans la Loi de finances 2025 et son arrêté d’application du 9 avril ont, en effet, instauré l’obligation de présenter un quitus fiscal préalable pour accéder à des services clés : paiements entre entreprises, ouverture de comptes bancaires pour les non-résidents, ou encore obtention de documents administratifs pour les expatriés.

Cette mesure a montré ses limites dans la pratique. De nombreux opérateurs économiques ont dénoncé un blocage de leurs activités, des retards dans les projets en cours et une insécurité juridique accrue, notamment dans le respect des contrats et l’accès au financement.

Le Président Tshisekedi a pris acte de ces préoccupations et a rappelé que l’attractivité économique et la stabilité des affaires sont des priorités nationales.

«La rigueur fiscale ne doit pas se faire au détriment de la confiance des investisseurs ni freiner le développement du secteur privé », a-t-il insisté.

Pour répondre à cette crise naissante, le Chef de l’État a chargé la Première Ministre de piloter une série de consultations avec toutes les parties prenantes : ministère des Finances, DGI, Cellule Climat des Affaires, mais surtout représentants du secteur privé.

Trois axes sont au cœur de cette démarche :

1. Évaluer l’impact réel des modalités actuelles du quitus fiscal ;

2. Proposer un cadre fiscal plus équilibré, respectueux des obligations budgétaires mais aussi de la réalité du terrain ;

3. Préparer d’éventuels amendements dans la prochaine Loi de finances, avec une entrée en vigueur progressive et accompagnée.

En attendant les résultats de ces échanges, un moratoire sélectif devrait être instauré sur certaines des exigences les plus pénalisantes, pour ne pas paralyser davantage l’économie.

La Cellule Climat des Affaires a du pain sur la planche

Chargée de centraliser les retours du terrain et de formuler des propositions techniques, la Cellule Climat des Affaires joue le rôle d’interface stratégique entre l’exécutif, le monde économique et le secteur privé . Sa mission : veiller à la cohérence des réformes et à leur adaptation aux réalités du terrain.

Ce recentrage stratégique conforte la vision du Président Tshisekedi : moderniser la fiscalité sans casser la dynamique économique et ancrer chaque réforme dans un dialogue continu avec les forces vives du pays.

E. M

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