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Economie

RDC : Une résilience économique portée par des indicateurs macroéconomiques en nette amélioration

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Malgré un environnement marqué par l’insécurité persistante dans l’Est et les turbulences internationales, la République Démocratique du Congo (RDC) continue d’afficher une solidité économique remarquable.

Depuis 2022, la croissance du pays se maintient au-dessus de la moyenne régionale, et 2024 puis 2025 confirment cette trajectoire.

Le PIB réel a progressé de 6,7 % en 2024, dépassant largement la moyenne de 4 % en Afrique subsaharienne.

Cette performance, obtenue dans un contexte géopolitique et sécuritaire difficile, témoigne d’une dynamique interne robuste soutenue par la production minière et une meilleure discipline macroéconomique.

Sur le plan monétaire, les signaux sont également positifs. Le Franc congolais, mis sous pression ces dernières années, a vu son taux de change se stabiliser à partir de mi-2024.

L’inflation, quant à elle, poursuit son repli : 8,4 % en juin 2025, contre 12 % fin 2024 et 24 % fin 2023, confirmant l’effet d’une politique monétaire prudente.

Le cadre budgétaire s’inscrit dans la même logique de maîtrise. Le déficit est resté contenu à 1,7 % du PIB en 2024, contre 2,2 % un an plus tôt.

Pour couvrir une partie de ce besoin, le Gouvernement s’appuie depuis 2019 sur les Bons et Obligations du Trésor. Résultat : l’encours total des titres publics a grimpé à 5.598,4 milliards de CDF fin juin 2025 (soit 2,3 % du PIB), contre 3.476,7 milliards fin 2024. Fait notable : 83 % de ces titres sont libellés en dollar, reflet direct de la forte dollarisation de l’économie congolaise.

Les maturités émises en 2025 sont majoritairement de 18 mois, avec paiements trimestriels d’intérêts et semestriels du principal. Mais c’est la transformation du profil des investisseurs qui retient l’attention : jusqu’en 2024, les banques commerciales dominaient à plus de 99 %. En juin 2025, la diversification engagée par le ministère des Finances porte ses fruits : 41 % des souscriptions proviennent désormais de placeurs institutionnels, et 3 % de personnes physiques.

Enfin, la stabilisation du cadre macroéconomique contribue à réduire le coût de financement de l’État. Depuis novembre 2024, les rendements moyens se situent autour de 9 % pour les titres en dollars et 12 % pour ceux en Franc congolais, marquant une détente notable.

Dans un climat souvent décrit comme fragile, ces chiffres soulignent une réalité moins visible : la RDC parvient, pas à pas, à consolider ses fondamentaux économiques et à renforcer la confiance des investisseurs.

Flory MUSISWA

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