Emploi
ZES de Maluku : 1.632 emplois directs et près de 8.000 emplois indirects déjà générés par les premières industries

La Zone économique spéciale (ZES) de Maluku, située à l’Est de Kinshasa, commence progressivement à produire ses premiers effets sur l’emploi industriel en République démocratique du Congo.
Selon les chiffres publiés par le Conseil présidentiel de veille stratégique (CPVS), cette zone industrielle a déjà permis la création d’environ 1.632 emplois directs ainsi que près de 8.000 emplois indirects depuis le lancement officiel de la production industrielle en 2023.
Cette dynamique est principalement portée par deux entreprises déjà opérationnelles dans la zone, notamment Saphir Ceramics, spécialisée dans la fabrication de carreaux et faïence, ainsi que Varun Beverages, active dans la production des boissons Pepsi et Mirinda.
Les autorités congolaises présentent cette initiative comme l’un des instruments destinés à renforcer le « Made in Congo », stimuler la production locale et réduire progressivement la dépendance aux importations de certains produits manufacturés.
La ZES de Maluku s’inscrit dans une stratégie plus large d’industrialisation visant à attirer des investisseurs dans les secteurs de transformation locale et à créer davantage d’opportunités d’emplois pour les jeunes Congolais.
Dans une économie encore fortement dominée par les exportations de matières premières, plusieurs analystes considèrent les zones économiques spéciales comme des leviers capables d’accélérer la diversification économique et de soutenir la création de chaînes de valeur locales.
Des économistes et statisticiens saluent ainsi les premiers résultats enregistrés à Maluku, estimant que la création de plus de 9.600 emplois directs et indirects constitue un signal positif pour le développement industriel du pays. Toutefois, ils rappellent que dans une agglomération comme Kinshasa, dont la population est estimée à près de 18 millions d’habitants, ce volume d’emplois représente encore une part très limitée des besoins du marché du travail, soit environ 0,05 % de la population totale.
Les spécialistes estiment ainsi que l’enjeu principal reste désormais l’extension de la base industrielle, l’amélioration des infrastructures énergétiques et logistiques ainsi que l’installation de nouvelles unités de production capables d’absorber davantage de main-d’œuvre.
Flory MUSISWA
























