Connect with us

Finance

IGF : Christophe Bitasimwa appelle les médias et la société civile à privilégier les faits

Published

on

La quatrième journée du séminaire de renforcement des capacités organisé par l’Inspection générale des finances (IGF) à l’intention des professionnels des médias et des acteurs de la société civile a été marquée par un appel fort en faveur d’une communication responsable et d’un engagement collectif dans la lutte contre la corruption.

Intervenant devant les participants dans le cadre de l’appropriation du Plan stratégique triennal 2026-2028 de l’IGF, l’Inspecteur général des finances  Chef de service, Christophe Bitasimwa Bahii, a insisté sur le rôle central que doivent jouer les médias dans la consolidation de la bonne gouvernance et la promotion de l’intérêt général.

Pour le responsable de l’IGF, les médias constituent un maillon essentiel entre les institutions publiques et les citoyens. À ce titre, ils sont appelés à privilégier une information équilibrée, utile et constructive, capable d’accompagner les réformes engagées dans le pays.

« Nous voudrions qu’au sortir de ce séminaire, vous puissiez vous remettre en cause en tant que journalistes et membres de la société civile afin de mieux faire votre travail : communiquer utile, communiquer pour construire et non pour détruire », a déclaré Christophe Bitasimwa.

Le Chef de service de l’IGF a regretté la tendance de certains médias à mettre davantage l’accent sur les polémiques et les scandales au détriment des progrès réalisés dans plusieurs secteurs. Il a estimé que les résultats obtenus dans la protection des finances publiques méritent une meilleure visibilité afin d’éclairer l’opinion sur les efforts consentis pour améliorer la gouvernance économique du pays.

À cet effet, il a rappelé que les actions menées par l’IGF ont permis des redressements fiscaux et douaniers évalués à plus de cinq milliards de dollars américains, contribuant significativement à la préservation des ressources publiques et à l’amélioration de la discipline financière.

Abordant la question de l’éthique professionnelle, Christophe Bitasimwa a souligné que les inspecteurs des finances sont soumis à une obligation stricte de réserve afin de garantir la crédibilité des enquêtes et la protection des procédures en cours. Il a, dans le même esprit, invité les journalistes à renforcer la vérification des faits et à recourir aux sources officielles avant toute diffusion d’informations.

Au-delà du cadre institutionnel, le numéro un de l’IGF a élargi le débat à la dimension sociétale de la corruption.

Selon lui, ce fléau ne se limite pas à la sphère publique mais trouve également son origine dans les comportements quotidiens tolérés au sein de la société.

« La lutte contre la corruption est un combat collectif. C’est une affaire sociétale qui nécessite la mobilisation de tout le monde. », a-t-il affirmé.

Pour Christophe Bitasimwa, les pratiques de favoritisme, les arrangements informels et les actes de corruption à petite échelle participent à l’enracinement d’un système qui fragilise les efforts de gouvernance et de développement économique. D’où son appel à un changement de mentalité et à une culture fondée sur l’intégrité, la responsabilité et le respect des règles.

Cette intervention s’inscrit dans la dynamique du séminaire initié par l’IGF pour renforcer les capacités des médias et de la société civile, considérés comme des partenaires stratégiques dans la vulgarisation des réformes, la promotion de la transparence et la protection des ressources publiques en République démocratique du Congo.

AGNES KAYEMBE

Advertisement
Advertisement DRC Mining 2026
Bendele
Rawsur

Edito

ZoomEco TV