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RDC : 257 millions USD pour moderniser 115 Km de la voie ferrée Kisangani–Ubundu

La République Démocratique du Congo (RDC) a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie de relance des infrastructures ferroviaires avec la signature, ce vendredi 4 juillet 2025, d’un contrat de concession d’une valeur de 257 millions de dollars américains.
Ce contrat porte sur la réhabilitation et la modernisation du tronçon ferroviaire Kisangani–Ubundu, long de 115 kilomètres.
Présidée par le Vice-Premier Ministre, Ministre des Transports, des Voies de Communication et du Désenclavement, la cérémonie a marqué le lancement officiel de la première phase des travaux, dont le démarrage est prévu dans les quinze prochains jours.
« Nous sommes ravis d’avoir signé ce contrat de concession. Les études de faisabilité étant concluantes, nous sommes prêts à passer à l’exécution. », a déclaré Gabriel Madua Masudi, président de la société Masco Énergies.
Le contrat a été conclu entre l’État congolais et un consortium regroupant la société sud-coréenne KECC et l’entreprise congolaise Masco Énergies, avec un appui financier de la banque EquityBCDC.
Ce partenariat marque le passage à la phase opérationnelle d’un projet jugé stratégique pour le désenclavement du Nord-Est du pays et l’amélioration de la logistique nationale.
Selon Gabriel Madua Masudi, ce projet s’inscrit dans le cadre de la stratégie nationale de désenclavement et de modernisation des infrastructures ferroviaires, en ligne avec la vision du Gouvernement visant à favoriser une meilleure intégration territoriale et un accès facilité aux régions enclavées.
Cette signature fait suite à un protocole d’accord antérieur portant également sur la réhabilitation des lignes Kisangani–Ubundu et Kindu–Kalemie, deux axes majeurs pour la mobilité des personnes et des marchandises dans l’Est du pays.
Il sied de noter que la relance du chemin de fer Kisangani–Ubundu s’inscrit également dans une vision plus large, visant à réduire les coûts de transport, à désenclaver les zones à fort potentiel agricole et minier, et à améliorer la compétitivité économique de la RDC. À terme, ce projet pourrait ouvrir la voie à la réhabilitation de l’axe Kindu–Kalemie, déjà inclus dans un protocole d’accord précédent.
Ce développement intervient dans un contexte où le Gouvernement congolais cherche à diversifier les sources de croissance et à renforcer les infrastructures de base, essentielles à l’industrialisation et à l’intégration économique régionale.
AGNES KAYEMBE
























