Finance
RDC : 280 millions USD attendus du FMI en cas d’approbation de la deuxième revue de programmes FEC et RST

Le Gouvernement a affiché sa détermination à assurer le suivi rigoureux des réformes économiques en cours et à maintenir le pays sur la voie de la discipline financière. C’était ce mardi 4 novembre 2025 à l’issue d’une séance de travail de la Troïka politique avec la mission du Fonds Monétaire International (FMI) en séjour à Kinshasa depuis le 20 octobre 2025 pour la deuxième revue du Programme FEC (Facilité Élargie de Crédit).
Sous le leadership du Ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, cette session s’est déroulée en présence du Vice-Ministre du Budget, des experts du ministère des Finances ainsi que des hauts responsables de la Banque Centrale du Congo (BCC). Objectif : Recevoir les conclusions préliminaires de la mission du FMI avant la restitution finale attendue devant la Première Ministre.
En effet, l’accord au niveau des services sera soumis à l’approbation du Conseil d’administration du FMI en décembre 2025. Une fois approuvé par cette instance, la République Démocratique du Congo pourrait bénéficier, pour la première fois de son histoire, d’un appui budgétaire du FMI couplé à un appui à la balance des paiements, au titre du programme FEC d’une part, et du programme RST d’autre part. Il s’agit d’un montant d’environ 280 millions USD pour l’appui budgétaire (FEC + RST) et de 120 millions USD d’appui à la balance des paiements destiné à renforcer les réserves de change, soit un décaissement total estimé à 400 millions USD.
Au-delà des ressources financières, il est important de souligner que la RDC poursuit ses réformes en profondeur afin de consolider la transparence, la performance et la crédibilité de la gestion publique.
Selon le Coordonnateur du Comité de suivi des réformes du Ministère des Finances, l’évaluation du programme est globalement positive.
La mission du FMI a constaté que « l’ensemble des engagements qui avaient été pris sont globalement réalisés ».
La plupart des indicateurs chiffrés ont été atteints, et près de sept repères structurels sur huit ont déjà été exécutés, confirmant une mise en œuvre cohérente et soutenue du programme.
Tout en saluant ces avancées, la mission a relevé certains points d’attention relatifs notamment à la soutenabilité future de la masse salariale et à la nécessité d’accroître davantage les recettes intérieures.
Des recommandations ont été formulées sur la révision des assiettes fiscales, la rationalisation des exonérations et le renforcement de la gouvernance des finances publiques.
Sur ces aspects, une convergence de vues a été observée entre la mission et le Ministre des Finances.
Il a également été convenu que quatre ministères pilotes Développement rural, Éducation, Santé et Infrastructures commenceront l’exécution directe de leur budget dès l’année prochaine, avant l’extension du mécanisme aux autres ministères à partir de septembre, conformément à la feuille de route arrêtée pour l’opérationnalisation de la Direction Générale du Trésor et de la Comptabilité Publique et la déconcentration de l’ordonnancement des dépenses publiques.
Prenant la parole, le Ministre des Finances a réitéré la gratitude du Gouvernement de la RDC à l’endroit de l’équipe du FMI pour son engagement et son accompagnement constant dans la mise en œuvre des réformes publiques sous le leadership du Président de la République, Félix Tshisekedi Tshilombo. Il a souligné que les réformes engagées visent à transformer durablement la gouvernance publique du pays tout en tenant compte des réalités et des contraintes techniques, rappelant que la crédibilité des engagements constitue le fondement du partenariat entre la RDC et ses partenaires financiers.
La mission du FMI a, pour sa part, salué les efforts remarquables du Gouvernement, en particulier ceux du Ministère des Finances, pour la célérité dans la mise en œuvre des réformes malgré un contexte exigeant, tout en rappelant la résilience de l’économie congolaise. Elle a également exprimé le souhait de voir la situation sécuritaire dans la partie Est du pays s’améliorer afin de réduire le poids des dépenses sécuritaires et renforcer la capacité d’investissement public.
E.M






















