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RDC : Arrêté à 54.335,8 milliards de CDF, le budget 2026 est porté par une croissance projetée de 5,3 %

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Promulguée par le Chef de l’État, la Loi de finances 2026 est présentée en équilibre, en recettes comme en dépenses, à hauteur de 54.335,8 milliards de francs congolais (CDF), soit une progression de 7,2 % par rapport à la Loi de finances rectificative de 2025.

Le cadrage macroéconomique du budget 2026 repose sur une croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel projetée à 5,3 %, soutenue notamment par un secteur minier attendu en progression de 5,0 %. Le PIB réel est évalué à 19.465,0 milliards de CDF, tandis que le PIB nominal est projeté à 269.291,9 milliards de CDF.

Le Gouvernement anticipe un déflateur du PIB de 13,8 %, un taux d’inflation moyen de 4,4 % et un taux d’inflation en fin de période de 6,1 %.

Le cadre monétaire repose sur un taux de change moyen de 2.467,0 CDF pour un dollar américain, avec un taux de change de fin de période estimé à 2.634,1 CDF/USD. La pression fiscale est quant à elle fixée à 12,3 %.

Des recettes budgétaires dominées par les ressources internes

Les recettes totales du budget 2026 se composent des recettes du Budget général, des Budgets annexes et des Comptes spéciaux.

Les recettes du Budget général sont projetées à 48 969,3 milliards de CDF dont 34.578,9 milliards de CDF de recettes internes (70,6 %) et 14 390,3 milliards de CDF de recettes extérieures (29,4 %).

Les recettes internes affichent une hausse de 12,8 % par rapport à 2025 et comprennent :

– des recettes courantes de 33 025,0 milliards CDF, en augmentation de 10,5 % ;

– des recettes exceptionnelles de 1 553,9 milliards CDF, issues essentiellement des emprunts intérieurs.

Les recettes courantes se répartissent principalement entre :

– les recettes fiscales, mobilisées par la Direction générale des impôts (DGI) sont évaluées à 19 033,6 milliards CDF, en hausse de 16 %, portées par l’élargissement de l’assiette fiscale et la modernisation de l’administration, notamment la facture normalisée et les dispositifs électroniques fiscaux ;

– les recettes douanières et d’accises, encadrées par la direction générale des douanes et accises (DGDA), sont estimées à 7 522,0 milliards CDF, soutenues par les mesures fiscales et l’extension des structures d’accises dans les provinces ;

– Les recettes non fiscales, sous la mobilisation de de la direction générale des recettes administratives, (DGRAD) sont chiffrées à 6 469,4 milliards CDF, en légère baisse, incluant notamment 994,7 milliards FC de royalties issues du contrat sino-congolais révisé.

Les recettes extérieures, projetées à 14.390,3 milliards de CDF, enregistrent une baisse de 4,7 %. Elles se composent d’appuis budgétaires de 2.900,6 milliards de CDF et de financements d’investissements à hauteur de 11.489,8 milliards de CDF, comprenant dons et emprunts projets.

Budgets annexes et comptes spéciaux en progression

Les recettes des Budgets annexes sont évaluées à 962,3 milliards de CDF, en hausse de 6,6 %, principalement tirées par les établissements d’enseignement supérieur publics, les hôpitaux généraux de référence et certains organismes auxiliaires reclassés.

Les recettes des Comptes spéciaux, quant à elles, atteignent 4 404,2 milliards de CDF, soit une augmentation de 9,0 %, liées aux opérations des comptes d’affectation spéciale.

Les dépenses totales pour 2026 s’élèvent également à 54.335,8 milliards de CDF, réparties entre Budget général, Budgets annexes et Comptes spéciaux.

Au sein du Budget général, les dépenses se déclinent comme suit :

– Dépenses de personnel : 14 033 milliards CDF (28,7 %), en hausse de 16 %, intégrant la mécanisation, les ajustements salariaux et les engagements sociaux ;

– Équipements : 10 804,2 milliards CDF (22,1 %), malgré une légère régression par rapport à 2025 ;

– Transferts et interventions de l’État : 8 533,8 milliards CDF (17,4 %), en forte progression, couvrant notamment la rétrocession aux provinces et les interventions économiques ;

– Dépenses de prestations : 6 617,4 milliards CDF (13,5 %) ;

– Construction, réhabilitation et acquisition immobilière : 5 208,3 milliards CDF (10,6 %), principalement pour les projets du PDL-145 Territoires et autres programmes structurants ;

– Dette publique en capital : 2 060,0 milliards CDF (4,2 %), destinés au remboursement de la dette intérieure et extérieure ;

– Frais financiers : 907,8 milliards CDF (1,9 %), en nette baisse ;

– Biens et matériels : 804,7 milliards CDF (1,6 %), dédiés au fonctionnement des services publics.

À travers la Loi de finances 2026, les autorités congolaises affichent leur volonté de concilier stabilité macroéconomique, relance de l’économie et poursuite des investissements publics, tout en renforçant la mobilisation des recettes internes et la soutenabilité de la dette.

Le budget s’inscrit ainsi dans la continuité des réformes engagées pour améliorer la gouvernance financière et soutenir le développement économique du pays.

Mitterrand MASAMUNA

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