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RDC : l’ANSER a besoin de 250 millions USD par an en faveur de l’électrification rurale

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À la fin de l’année 2023, le Gouvernement central a investi une enveloppe totale de 28 millions de dollars pour la mise en œuvre d’un portefeuille de 49 projets tirés du Programme d’investissements prioritaires de l’Agence Nationale de l’Electrification et des Services Energétiques en milieux rural et périurbain (ANSER), comptant plus de 275 projets matures en attente de financement.

C’est ce qu’a indiqué le Directeur Fénéral de l’ANSER, Cyprien Musimar, au cours d’une conférence de presse organisée ce mardi 11 mars 2025 à Kinshasa.

En effet, l’objectif de cette conférence est de présenter l’état d’avancement de l’implantation des projets d’électrification des zones rurales et périurbaines.

D’après le Directeur Général Cyprien Musimar, le financement du Gouvernement central a occasionné l’injection de plus de 30 MW d’énergie dans le Congo rural au profit d’environ 459.330 ménages.

En 2024, au-delà de quelques défis majeurs rencontrés, l’ANSER a poursuivi l’élargissement de l’accès pour tous aux services de base en finalisant une dizaine de projets qui sont désormais en attente d’exploitation. C’est notamment le cas à N’Djili brasserie, Kamonia, Wembonya-ma, la périphérie de Kananga, Tshikapa et Mbatakiela et tant d’autres sites.

« La création de l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain a consacré la fin du monopole de l’électricité accordé à la Société nationale d’électricité. ANSER, à travers ses 23 missions, s’occupe du milieu rural et périurbain, tandis que la SNEL reste dans les grandes villes.
Les 23 missions confiées à l’ANSER s’articulent autour de trois axes principaux à savoir la planification et la programmation de l’électrification rurale et périurbaine ; la mobilisation des financements et des investissements pour l’électrification rurale et la mise en place d’un fonds national d’électrification rurale, la vision d’ici 2030 est d’électrifier 50% de la RDC. », a-t-il dit.

De son côté, le Directeur Général Adjoint de l’ANSER, Damien Twambilanga, a évoqué quelques défis à relever. Il s’agit, entre autres, de : Manque de financement nonobstant l’instruction du Chef de l’Etat que cela soit systématiquement repris dans toutes les lois budgétaires; Lourdeur administrative constatée dans le chef des Partenaires Techniques et Financiers (Banque Mondiale, la BAD et autres) dans la concrétisation des promesses de financement des activités du Fonds Mwinda; Mutiplicité des taxes au niveau national et provincial qui impacte le prix de SHS et le coût de raccordement aux réseaux aux ménages; Difficulté pour les opérateurs privées d’avoir accès aux exonérations reconnues par la Loi; Faible taux de décaissement; Faible allocation dans la loi de finance (soit 28 millions USD sur 2 ans) comparé aux autres pays africains, ayant gagné le pari de l’accès universel à l’électricité (cas de l’Afrique du sud 1 milliard USD/an, Kenya 418 millions USD/an, Nigeria 129 millions USD/an, Sénégal 513 milions USD.

En ce qui concerne les perspectives, le Directeur Général Adjoint, Damien Twambilanga, a noté que le Fonds Mwinda va déployer quatre (4) Programmes supplémentaires dédiés aux services énergétiques :

1. Programme Eau et Electricité au Service de la Santé (EESS): il vise l’électrification et l’alimentation en eau potable des 74 hôpitaux généraux de référence dans le Grand Kasai (HETA-USAID);
2. Programme Intégré Blogaz (PIB) : production et distribution du blogaz (mission 18 de l’ANSER);
3. Irrigation pour l’intensification agricole (IA) : subventionnement des pompes solaires ;
4. Site d’Activité Economique Electrifiée (SAEE) : ce programme vise à faciliter l’accès des micro-entreprises rurales à l’électrification au moyen d’un regroupement de ces unités de production dans un site disposant d’une électricité de qualité à un coût accessible.

Par ailleurs, les dirigeants de l’ANSER espèrent obtenir plus de moyens financiers pour l’électrification rurale.

Dans cette optique, ils prévoient de mener trois types d’actions de plaidoyer :
1. Plaidoyer au niveau du Gouvernement central pour une augmentation significative des allocations budgétaire soit 250 millions USD/an en faveur de l’électrification rurale;
2. Plaidoyer pour la mise à disposition des allocations budgétaire dans le compte de l’ANSER sans passer par la chaîne des dépenses publiques;
3. Assurer la régularité des décaissements des allocations budgétaires pour le financement et fonctionnement.

Notons que sur les 49 projets retenus en l’espace de cinq ans, au moins 22 projets de l’ANSER sont en phase d’inauguration.

Agnès KAYEMBE

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