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Finance

RDC: Le ministère des Finances et l’ENA unissent leurs forces pour renforcer l’impact des projets publics

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Kinshasa, la capitale congolaise, accueille un programme d’envergure dédié au renforcement des capacités pour l’impact.

Organisé par la Banque mondiale en collaboration avec le ministère des Finances et avec l’appui de l’École nationale d’administration (ENA) de la République démocratique du Congo, cette formation intensive a mobilisé, pendant trois jours, plus de 140 participants issus des unités de gestion de projets, des départements techniques et des ministères sectoriels.

L’ambition affichée est d’améliorer durablement l’exécution des projets de développement sur le terrain.

Dans son allocution, le Manager Opérations de la Banque mondiale, Koffi Nouve, a insisté sur un principe fondamental : le financement, à lui seul, ne suffit pas. Les ressources ne produisent de l’impact que lorsqu’elles sont effectivement transformées en résultats tangibles.

« Ces résultats se traduisent par des écoles qui ouvrent à temps et dispensent un enseignement de qualité, des infrastructures fonctionnelles et résilientes, des services publics performants et des opportunités économiques réelles au bénéfice des communautés.

Au cœur du partenariat entre la Banque mondiale et le Gouvernement congolais se trouve ainsi un objectif partagé de produire davantage d’impact, plus rapidement, à plus grande échelle et avec une meilleure qualité.

« Le relèvement ciblé des compétences techniques au niveau national constitue un levier stratégique pour atteindre cette ambition », a-t-il déclaré.

Pour sa part, le Coordonnateur adjoint de CSPP, Yves Mafongo, a rappelé que « le renforcement des capacités n’est pas un exercice abstrait ». Il représente un investissement direct dans les personnes, les systèmes et les institutions capables de transformer les ressources en résultats mesurables et durables.

Lorsque les projets reposent sur des systèmes nationaux solides, leur impact dépasse la durée de vie du financement.

Cette formation complète ainsi d’autres initiatives en cours, en mettant l’accent sur une dimension essentielle : la collaboration entre unités de mise en œuvre des projets et administrations publiques. Car l’impact est un effort collectif.

L’approche adoptée est intégrée et pratique. Elle met en lumière l’interconnexion des fonctions essentielles à la réussite des projets : passation des marchés, gestion financière, sauvegardes sociales et environnementales, communication stratégique, engagement des parties prenantes, ainsi que suivi et évaluation.

« L’objectif est de créer un cadre performant permettant d’obtenir des résultats de développement durables et mesurables, au bénéfice direct des citoyens congolais », a-t-il précisé.

De son côté, le représentant du Directeur général de l’ENA a exprimé sa satisfaction de travailler main dans la main avec la Banque mondiale dans le cadre de cette première rencontre consacrée au renforcement des capacités pour plus d’impact.

Rappelant que les nations prospèrent ou déclinent selon la qualité de leurs institutions. Les États ne sont ni des bâtiments ni des routes, mais avant tout des femmes et des hommes porteurs de valeurs, de compétences et d’une culture du service public.

« Le partenariat entre l’ENA et la Banque mondiale dépasse ainsi le cadre d’une simple assistance technique. Il traduit un engagement commun en faveur de la performance, de l’excellence et du refus de la médiocrité dans la gestion des ressources publiques. », s’est-il réjoui.

En conjuguant l’expertise technique internationale de la Banque mondiale et l’ancrage institutionnel de l’ENA, les deux institutions ambitionnent de créer un véritable laboratoire d’excellence où les meilleures pratiques internationales rencontrent les réalités congolaises.

Vers une nouvelle génération de gestionnaires publics

L’ENA RDC ne compte pas s’arrêter à cette formation ponctuelle. Elle envisage le développement de programmes de certification pour faire émerger une nouvelle génération de gestionnaires de projets publics reconnus pour leur excellence, ainsi que la mise en place de dispositifs de recherche appliquée pour transformer les défis en solutions concrètes.

L’institution s’inscrit déjà dans une dynamique ambitieuse

Membre de plusieurs réseaux internationaux et, depuis le 3 février dernier, du réseau mondial de formations certifiantes ISO, l’ENA RDC a obtenu en onze mois la certification ISO 9001, témoignant de son engagement en faveur de la qualité.

Trois objectifs majeurs

Au nom du Ministre des Finances, les autorités ont remercié la Banque mondiale pour cette initiative, qui poursuit trois objectifs principaux :
1. Optimiser l’exécution des projets afin d’assurer une mise en œuvre efficace dans tous les secteurs concernés ;
2. Favoriser l’apprentissage entre pairs, en permettant aux unités de gestion de projets de partager leurs innovations, leurs réussites et d’analyser collectivement les difficultés ;
3. Capitaliser et pérenniser les acquis, mission pour laquelle l’ENA apparaît comme un acteur clé.

Agnès KAYEMBE

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