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RDC : les chiffres de la conjoncture économique à fin octobre 2018

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Le comité de politique monétaire (CPM) a passé au peigne fin, la semaine dernière, le comportement des instruments de politique monétaire au mois de septembre et octobre 2018. De la croissance économique au taux de change en passant par l’état des finances publiques, les agrégats de politique monétaire, les marchés des biens et services, … des résultats en chiffres ont été avancés par les experts de la Banque centrale du Congo (BCC).

  • Croissance économique relevée à 4,1 % en 2018 contre une réalisation de 3,7 % en 2017. C’est ce qu’indiquent les estimations sur base des réalisations de la production à fin juin 2018. Cette légère expansion de l’économie reste imputable au dynamisme de l’activité économique dans le secteur primaire, principalement les industries extractives.

 

  • Solde global d’opinions s’est établi à -3,1 % au mois d’octobre contre -1,0 % et 1,8 %, respectivement en septembre et août 2018. Cela signifie simplement que les chefs d’entreprises demeurent moins optimistes quant à l’évolution de la conjoncture économique à court terme.

 

  • Taux d’inflation s’est situé à 0,417 % et 0,207 %, respectivement en octobre et septembre 2018 contre 0,173 % réalisé au mois d’août dernier. Il s’est observé une légère accélération des prix. Toutefois, le marché des biens et services reste caractérisé globalement par la poursuite du ralentissement du rythme de formation des prix observé depuis le début de l’année. En glissement annuel, à la troisième semaine du mois d’octobre 2018, le taux d’inflation s’est situé à 14,532 % et en annualisé, il se fixerait à 7,555 % contre un objectif à moyen terme de 7,0 %.

 

  • Quant aux Finances publiques, l’exécution des opérations financières de l’Etat s’est clôturée par un important déficit de 256,5 milliards de CDF au mois d’octobre 2018 contre celui de 44,5 milliards enregistré le mois précédent. Il s’agit là de la poursuite de l’accentuation du déficit public depuis le début du second semestre 2018. D’après le CPM, cette situation est expliquée par la forte hausse des dépenses, notamment celles liées au processus électoral, dans un contexte de faible mobilisation des recettes. Toutefois, insiste –t-il, le solde cumulé à fin octobre 2018 affiche un excédent de 79,7 milliards de CDF.

  • Poursuite de la stabilité observée sur les deux segments du marché des changes. En effet, le taux de change s’est situé, au 26 octobre 2018, à 1 632,23 CDF et 1 647,33 CDF le dollar américain, respectivement à l’interbancaire et au parallèle, enregistrant des dépréciations annuelles de 2,48 % et 1,94 %.

 

  • Les réserves de change ont fléchi à 1,00 milliard de dollars américains, un niveau correspondant à 4 semaines et 2 jours d’importations des biens et services sur ressources propres. En outre, le CPM a noté une forte consommation des devises au second semestre de l’année, soit 183,5 millions de dollars américains.

 

  • La Base monétaire accuse une augmentation annuelle de 24,8 %, laquelle situation est expliquée par une hausse des avoirs extérieurs nets (AEN), en dépit d’un recul des avoirs intérieurs nets (AIN). L’encours du Bon BCC s’est maintenu à 18,0 milliards de CDF, occasionnant une injection annuelle de 17,0 milliards.

« Compte tenu de l’environnement globalement stable en termes des perspectives, le dispositif actuel de la politique monétaire de la BCC a été maintenu inchangé », renseigne la Comité de politique monétaire.

Cela signifie clairement que le taux directeur actuel de la politique demeure à 14%. Les coefficients de la réserve obligatoire sur les dépôts en devise à vue et à terme sont maintenus respectivement à 13,0 % et 12,0 % et ceux pour les dépôts en monnaie nationale à vue et à terme à 2,0 % et 0,0 %. Et que le Bon BCC sera éventuellement utilisé en vue des ajustements urgents de la liquidité.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Edito

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