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RDC : Nécessité de prévenir “l’explosion de la poudrière sociale”

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Inflation galopante, dépréciation du franc congolais, hausse généralisée des prix des biens et services sur le marché, grognes des différentes catégories sociales, perte du pouvoir d’achat du congolais, aggravation de la misère…  La Voix des Sans Voix (VSV) dit : Halte à la violations des droits socio-économiques et alerte les autorités du pays sur la nécessité de prévenir l’«explosion de la poudrière sociale » en RDC.

Inflation galopante, dépréciation du franc congolais, hausse généralisée des prix des biens et services sur le marché, grognes des différentes catégories sociales, perte du pouvoir d’achat du congolais, aggravation de la misère…  La Voix des Sans Voix (VSV) dit : Halte à la violations des droits socio-économiques et alerte les autorités du pays sur la nécessité de prévenir l’«explosion de la poudrière sociale » en RDC.

Selon cette ONGDH congolaise, la prévention préconisée devrait passer par une répartition équitable du revenu national et la réduction du train de vie des animateurs des institutions « Président de la République et Gouvernement ». Elle a peint un tableau de la souffrance du congolais :

 Les agents et fonctionnaires de l’Etat, les militaires, policiers, agents des services de sécurité, médecins, magistrats, enseignants tous payés en francs congolais sont les premiers à payer le prix de la dépréciation de la monnaie nationale.

 A titre illustratif, le salaire d’un Attaché de Bureau de deuxième classe (ATB2) au sein de l’Administration publique qui est de septante mille francs congolais (70 000 FC) est passé, avec la dépréciation, de 76$ à 42$ rendant ainsi de plus en plus difficile son vécu quotidien. Dans plusieurs familles, deux à trois enfants se partagent un morceau de pain sec pour ceux qui ont de la chance.

 Pire encore, des enfants peuvent attendre parfois jusqu’à des heures indues pour mettre quelque chose sous la dent après le retour des parents qui pour la plupart sortent très tôt pour aller à la recherche d’un bienfaiteur pour les chômeurs ou aller faire la queue devant une banque pour toucher le salaire modique de misère que leur octroie l’Etat congolais pour les agents et fonctionnaires de l’Etat, les militaires, policiers, etc.

 Des familles entières sont humiliées par des propriétaires des maisons dans certains quartiers par manque des moyens financiers pour payer le loyer ainsi que les factures de l’eau et de l’électricité dont la plupart d’autorités congolaises, profitant de leurs rangs respectifs ne s’acquittent même pas. C’est ainsi que la Régie de Distribution d’Eau (REGIDESO) et la Société Nationale d’Électricité (SNEL) se rabattent sur une population déjà paupérisée avec des factures qui augmentent régulièrement et de manière non proportionnelle avec la consommation réelle de l’eau ou de l’électricité.

 Les abonnés de ces deux sociétés d’Etat sont devenus des vaches à lait et sont souvent obligés de s’acquitter de leurs factures sous diverses menaces de coupure d’eau ou d’électricité de la part des agents très zélés dépêchés sur terrain et qui n’hésitent pas parfois à solliciter des sommes d’argent indues auprès des consommateurs d’eau et d’électricité pour éviter ladite coupure.

 Des appels à la grève sont lancés par de nombreux employés de l’Etat congolais pour revendiquer l’indexation de leurs salaires au taux de change fixé par la loi des finances ou le budget 2017, soit 1425 francs congolais pour un dollar américain en lieu et place de 920 francs congolais pour un dollar.

Face à cette situation, la VSV dénonce les souffrances indicibles et la misère devenues le lot quotidien de la population privée, selon elle, de la jouissance effective des droits sociaux et économiques suite à « la mauvaise gouvernance et aux injustices criantes » pratiquées par les différents Gouvernements congolais sous la barbe de l’institution Président de la République ainsi que l’opacité qui entourent la fixation des salaires, émoluments, dotations et autres primes des animateurs des institutions en général et les institutions Président de la République et Gouvernement en particulier.

« Tout compte fait, il est plus que temps que cessent les violations des droits sociaux et économiques en RDC en octroyant des salaires décents à toutes celles et tous ceux qui travaillent pour l’intérêt supérieur de la nation », précise la VSV.

En cas de difficultés financières ou économiques que traverserait la RDC, la VSV préconise que tout le monde, y compris les animateurs des institutions, puisse consentir des sacrifices sans discrimination pour une bonne harmonie sociale et la concorde nationale.

Zoom Eco

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