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COP 30 au Brésil : la nuitée à 1000 USD, des ONG dénoncent le coût élevé des hébergements à Belém

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A moins de 100 jours de la tenue de la COP 30 au Brésil, il s’observe un envol des prix des hébergements dépassant les 1000 dollars américains la nuitée dans certains hôtels de la ville de Belém, au Brésil.

Des ONG environnementales brésiliennes parlent d’une « négligence du Gouvernement fédéral et du Gouvernement du Para », État dont Belém est la capitale. Ainsi, elles sont montées au créneau pour dénoncer cette situation qui risque d’exclure certains participants à ces assises.

Parmi eux, les petits États insulaires qui regrettent les « coûts prohibitifs » associés à la prochaine COP 30 de Belém au Brésil et craignent de devoir réduire la taille de leurs délégations en raison des logements inabordables. Alors que ce sont eux qui subissent de plein fouet les conséquences du réchauffement climatique et pourtant, ils pourraient ne pas participer pleinement à la prochaine conférence mondiale sur le climat.

« Sans une solution immédiate à la crise, la COP 30 au Brésil risque d’être la plus excluante de l’histoire, avec une réduction du nombre de délégations nationales » comme des « observateurs et de la presse », a alerté l’Observatoire du climat, un réseau brésilien d’ONGs, dans un communiqué.

Par ailleurs, le Président autrichien, Alexander Van der Bellen, a annoncé récemment qu’il ne participerait pas à la COP brésilienne, notamment en raison des « coûts exceptionnellement élevés cette année ».

De son côté l’Observatoire du climat avertit qu’« une réduction du nombre de délégués atteindrait la légitimité même de ce qui se négociera à Belém » .

C’est ainsi que plusieurs pays ont demandé au Brésil de déplacer le siège de la conférence climatique, face à l’envolée des prix des hébergements. Mais, le Gouvernement brésilien a écarté toute idée de délocalisation et tiendra jeudi une nouvelle réunion avec l’ONU sur la question du logement.

Cependant, la présidence de la COP30, qui n’entend pas déplacer l’événement, propose des hébergements à prix réduit pour les pays en développement et insulaires, notamment sous forme de cabines dans des bateaux de croisière.

Le prix de ces chambres est « toujours plus élevé » que le forfait accordé pour les voyageurs de l’ONU, regrette Ilana Seid.

« L’allocation de 15 chambres par délégation est aussi alarmante, signifiant que nombre de nos pays seraient forcés de réduire la taille de leur délégation », craint-elle.

Rappelons que la Conférence climat de l’ONU aura lieu du 10 au 21 novembre 2025 à Belém au Brésil et sera précédée d’une réunion des dirigeants nationaux les 6 et 7 novembre. Mais à cette allure, cette conférence risque d’être « la plus excluante de l’histoire » en raison des prix des logements.

Le Brésil qui s’attend à accueillir quelque 50.000 personnes au sommet dit avoir recensé des logements pour 53.000 personnes à Belém.

Nadine FULA

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