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Monde : 2025, année des économies résilientes, du développement intelligent et de plus d’emplois

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L’année 2025 a été marquée par de nombreux chocs : conflits, événements climatiques extrêmes et incertitudes économiques ont secoué le monde. Pourtant, les économies mondiales ont montré une résilience supérieure aux attentes, en particulier dans les pays en développement, capables de s’adapter rapidement aux nouvelles réalités.

Après un début d’année optimiste, la croissance mondiale a ralenti sous l’effet de tensions géopolitiques, de frictions commerciales et de niveaux d’endettement élevés.

Pour la troisième année consécutive, les pays en développement ont remboursé davantage qu’ils n’ont emprunté, avec des transferts nets sur la dette atteignant un niveau record.

Malgré ces défis, la croissance mondiale a dépassé les prévisions, portée par la réouverture des marchés obligataires, la baisse des taux d’intérêt et la stabilité accrue des marchés de l’énergie.

L’adaptation rapide des économies, notamment par la réorientation des chaînes d’approvisionnement, l’adoption de technologies numériques comme l’intelligence artificielle et la diversification des marchés, a été déterminante.

La croissance mondiale pour 2025 est estimée à 2,7 %, conforme aux projections de début d’année.

Dans ce contexte, le Groupe de la Banque mondiale annonce avoir fait de l’emploi sa priorité.

Pour la première fois, avance-t-elle, cette question est au cœur de tous ses projets de développement. L’emploi est bien plus qu’un moyen de sortir de la pauvreté : il incarne dignité, stabilité et espoir, favorise l’autosuffisance économique, réduit la dépendance à l’aide humanitaire et stimule la demande intérieure.

Pour la banque mondiale, la prochaine décennie verra 1,2 milliard de jeunes dans les pays en développement entrer sur le marché du travail. Créer suffisamment d’emplois pour cette population est crucial pour générer un dividende démographique et soutenir la croissance mondiale. À l’inverse, le manque d’opportunités pourrait provoquer instabilité, troubles sociaux et migrations massives.

« Notre objectif est de soutenir la création d’un secteur privé dynamique qui transforme la croissance en emplois locaux, là où vivent les populations », explique Ajay Banga, président du Groupe de la Banque mondiale.

Pour atteindre cet objectif, le Groupe s’efforce de mobiliser les capitaux privés et de lever les obstacles à l’investissement.

Entre 2023 et 2025, les flux de capitaux privés ont augmenté de 47 à 67 milliards de dollars, portant le total des engagements à 186 milliards, auxquels s’ajoutent 79 milliards levés via des émissions obligataires.

Les activités de garantie, essentielles pour attirer les investisseurs, seront triplées d’ici 2030 et centralisées via la plateforme de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA).

Malgré les risques persistants, 2025 a montré que les pays peuvent dépasser les attentes grâce à des réformes, des investissements et des partenariats solides.
Cette résilience constitue le socle d’un « développement intelligent », durable et financièrement solide, avec l’emploi comme pivot central.

En 2026, ces efforts devraient produire des résultats tangibles. En plaçant l’emploi au cœur de son action, le Groupe de la Banque mondiale prépare un avenir plus prospère, plus sûr et plus stable pour les populations du monde entier.

Olivier KAFORO

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