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Monde : L’OMS a besoin d’un milliard de dollars pour faire face aux urgences sanitaires

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L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a lancé, ce mardi 3 février 2026, un appel aux contributions d’un milliard de dollars afin de soutenir les services de santé essentiels dans les pays confrontés aux situations d’urgence les plus graves en 2026.

Cette mobilisation financière vise à répondre à des crises humanitaires majeures affectant 36 zones d’urgence à travers le monde.

« Nous sommes profondément inquiets face à l’ampleur des besoins et à la manière dont nous pourrons y répondre », a déclaré à Genève Chikwe Ihekweazu, Directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS.

Les fonds sollicités doivent notamment permettre de soutenir les populations touchées à Gaza et au Moyen-Orient, au Soudan, en Ukraine, en République Démocratique du Congo, en Haïti et en Birmanie.

L’an dernier, l’OMS avait lancé un appel plus ambitieux de 1,5 milliard de dollars, mais n’avait finalement reçu que 900 millions.

« C’est l’une des raisons pour lesquelles nous avons légèrement révisé notre demande à la baisse cette année, afin de l’aligner davantage sur les moyens réellement disponibles, compte tenu du contexte mondial et des contraintes financières auxquelles font face de nombreux pays », a expliqué Chikwe Ihekweazu.

Malgré ces difficultés budgétaires, l’OMS a répondu en 2025 à 50 urgences sanitaires dans 82 pays, apportant une aide essentielle à plus de 30 millions de personnes.

L’organisation onusienne a soutenu plus de 8.000 établissements de santé et déployé plus de 1.400 cliniques mobiles pour fournir des soins médicaux dans des zones difficiles d’accès. Elle a également coordonné le travail de 1.500 partenaires humanitaires et mobilisé plus de 100 équipes médicales d’urgence internationales, qui ont assuré près de 1,8 million de consultations dans plus de 20 pays.

Au-delà des réponses d’urgence, l’OMS souligne son rôle clé dans la prévention.

« Pour chaque crise à laquelle nous avons répondu, beaucoup d’autres ont été évitées », a rappelé Chikwe Ihekweazu.

Grâce à une surveillance sanitaire en temps réel, assurée 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, l’organisation a détecté et traité plus de 450 menaces de santé publique au cours de l’année écoulée.

Selon l’OMS, environ 250 millions de personnes vivent actuellement dans des contextes de crises humanitaires les privant notamment d’un accès régulier aux soins de santé.

L’année 2025 a été qualifiée « d’exceptionnellement difficile » par l’organisation. Les coupes dans le financement mondial ont contraint 6.700 établissements de santé, dans 22 contextes humanitaires, à fermer ou à réduire leurs services, privant ainsi 53 millions de personnes de soins essentiels.

Le Directeur Général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a reconnu que l’année écoulée « a été indéniablement l’une des plus difficiles de l’histoire de l’organisation ». Cette situation est notamment liée à l’annonce du retrait des États-Unis et aux réductions drastiques de l’aide extérieure américaine, suivies par des baisses de financement de la part d’autres pays donateurs.

Le Conseil exécutif de l’OMS doit examiner cette semaine la notification de retrait des États-Unis, une décision qui « soulève des questions », selon l’organisation.

Washington est en effet tenu d’être à jour de ses contributions pour pouvoir se retirer officiellement. Or, les États-Unis doivent encore environ 260 millions de dollars (soit 220 millions d’euros) à l’OMS.

AGNES KAYEMBE

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