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RDC : les trois défis majeurs des banques commerciales !

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RDC : les trois défis majeurs des banques commerciales ! 1

La technologie, la capacité à rencontrer les critères de renforcement de la couverture des risques et la gouvernance. Tels sont les trois défis majeurs auxquels le système financier congolais est appelé à faire face tant dans existence que pour son développement. C’est ce que pense le président de l’Association congolaise des banques (ACB), Yves Cuypers.

« Ces défis sont très grands pour tout le secteur bancaire et pour tous les acteurs du secteur sans exception aucune. Aussi, ils sont importants et fondamentaux comme au moment où l’informatique est entrée dans leurs métiers dans les années 80 ou encore lorsque le système financier est devenu, à cause de cette informatique, un véritable écosystème mondial », a – t – il déclaré lors de la cérémonie d’échange des vœux avec la Banque centrale du Congo (BCC) le week-end dernier à Kinshasa.

Défi technologique

Partant du postulat selon lequel la technologie est un défi de société et de civilisation, Yves Cuypers est d’avis que les banques commerciales de la RDC n’ont pas d’autres choix que celui de l’adaptation.

Et de commenter : « nous entrons dans un monde dématérialisé, qui porte des noms bizarres : monnaie électronique, virtuelle, Bitcoins, Smartphone, Banque digitale, mobile paiement,… Bien plus, nous avons des nouveaux acteurs qui ne sont pas des banques. Je pense ici aux sociétés de Télécoms qui deviennent des banques. »

Couverture des risques

Pour pouvoir renforcer la capacité des banques commerciales à couvrir et à absorber des risques, soutient le président de l’ACB, il leur est demandé de renforcer, à juste titre, leur solvabilité sur le modèle des banques de la zone OCDE, les critères de Bale.

« Les banques congolaises et leurs actionnaires vont devoir fournir des efforts importants pour rencontrer ces critères dont la composition ou la façon dont on les calcule n’est peut-être pas adaptée à la réalité de leur environnement », a – t – il précisé.

Gouvernance et transparence

Il s’agit de deux fondements indispensables pour un secteur bancaire mature et crédible.  A en croire Yves Cuypers, la gouvernance est la clé des bonnes relations que le secteur doit avoir avec les banques correspondantes, particulièrement celles qui opèrent en dollars américains.

Pour y arriver, le patron des banques commerciales a sollicité l’appui de l’autorité monétaire.

« On ne peut pas y arriver tout seul sans la banque centrale, sans les politiques dont nous attendons davantage d’écoute sur certaines instructions, en tenant compte de nos réalités et pas de réalités de telle ou telle zone économique», a-t-il indiqué.

De son côté, la BCC s’est engagé à poursuivre le renforcement de son dispositif de contrôle et de surveillance des banques et des autres établissements de crédits dans un élan de collaboration avec celles-ci.

A ce sujet, le gouverneur Déogratias Mutombo a estimé que la mise en place du cadre de surveillance macro-prudentielle utilisant des modèles d’alerte précoce et de production automatique des rapports d’évaluation de la stabilité financière, permettra d’améliorer l’évaluation des risques systémiques et d’être proactifs.

« L’objectif étant d’avoir un système bancaire congolais financièrement solide pour participer au financement de l’économie », a – t – il insisté.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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