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RDC : un parapluie chinois pourrait-t-il acquérir des parts dans Kibali Gold ?

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La question vaut son pesant. Si, dans des sources proches du géant aurifère congolais, la nouvelle faisant état d’une probable future reprise de Kibali Goldmines par un parapluie chinois est prise pour un canular, des lanceurs d’alerte ont révélé que des tractations seraient en cours. Objectif : organiser une transaction entre Randgold et Barrick Gold, via un groupe chinois, laquelle protégerait les intérêts des acteurs du prétendu deal.

En effet, le président de la société Barrick Gold John Thornton, le président directeur général de Randgold Mark Bristow, et le banquier JP Morgan, Ian Hannam seraient, d’après la même source, les cerveaux dudit plan dénoncé par des sources minières internationales afin d’alerter le gouvernement congolais.

Deal voué à l’échec pour trois raisons

La démarche qui consisterait, pour Thornton, Bristow et Hannam, de se cacher derrière le parapluie chinois pour la protection de leurs actifs dans Kibali Gold semble complexe et peut-être irréalisable.

D’abord, Randgold (détenteur de 45%) devrait tenir compte du droit de préemption reconnu à ses associés de la joint-venture à savoir : Anglogold Ashanti (détenteur de 45% des parts) et le gouvernement congolais à travers la SOKIMO (détenteur de 10% des parts).

Ensuite, un tiers, fût-il le parapluie chinois dont il est question, ne peut racheter les parts de Randgold que si les deux principaux partenaires de Kibali Gold arrivaient à exprimer leur désintéressement. Ce qui, dans l’hypothèse de la reprise, serait hypothétique. Anglogold Ashanti et la SOKIMO seraient bien disposées à augmenter le niveau de leurs parts respectives.

Enfin, au regard des investissements consentis dans le cadre de ce projet Kibali Goldmines ainsi que ses meilleures perspectives, des analystes avertis pensent qu’il serait perdant pour Randgold Resources d’entrevoir une quelconque cession de ses parts dans la jointe-venture, même à des figurants.

Pour les lanceurs de cette alerte, le gouvernement congolais devrait ouvrir le bon œil afin d’éviter que cette hypothétique transaction, impliquant le parapluie chinois, soit rendue possible pour ne pas fouler aux pieds les lois et les règlements de la République en la matière.

Car, rappellent – ils, depuis que le gouvernement chinois a établi sa base militaire en Éthiopie, pour protéger les actifs chinois en Afrique, certaines compagnies internationales utilisent de petites entreprises chinoises pour conserver leurs actifs en travaillant dans le noir.

A tout prendre, la rédaction de Zoom Eco attend la version des faits des responsables de Kibali Goldmines afin d’apporter de l’éclairage autour de ce dossier.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

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