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RDC : capitaliser le boom des assurances, une nécessité pour l’Etat !

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L’Etat congolais est appelé à capitaliser le boom des assurances dans un marché déjà libéralisé. Après la promulgation du Code des Assurances en 2015 et l’institutionnalisation de l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) en 2016, estime l’avocat d’affaires et expert en assurances Soleil Kiangudi, il est plus qu’urgent d’accélérer et de parachever le processus entamé depuis trois ans.

En effet, l’abandon du monopole de la SONAS ne vise que l’amélioration de la qualité de service et la création de richesses et d’emplois locaux supplémentaires. L’impact de cette libération effective du secteur devrait être équivalent au boom des télécoms et des banques.

« Ce qui est visé est de rapatrier l’intégralité de primes en RDC, de renflouer les réserves de la banque centrale en interne, de percevoir des nouvelles taxes au bénéfice du trésor, de diversifier les produits d’assurance (assurance vie, immobilier, incendie, importations de biens…) et surtout la création de 30 000 emplois, de manière directe et indirecte», a indiqué Soleil Kiangudi.

Si des experts estiment que le secteur des assurances en RDC représente officiellement plus 80 millions de dollars américains, ce chiffre irait bien au delà avec la libéralisation.

A lui de préciser : « dans un marché de plus de 80 millions d’âmes, SONAS ne capte que 10% de primes. Par conséquent, 90% des primes des risques sont souscrites à l’étranger et payées en devises étrangères. C’est qui constitue un manque à gagner pour l’économie congolaise.»

A RE(LIRE) : l’ARCA engage la SONAS dans le processus de mise en conformité

Cet expert encourage l’Autorité de régulation et de contrôle des assurances (ARCA) à procéder rapidement à la délivrance de licences d’agrément aux sociétés d’assurances.

« L’ARCA en tant qu’institution continue d’être financée par le gouvernement pour les besoins de son exploitation. Pour ne pas peser sur le budget de l’Etat, elle doit dépasser cette étape en permettant à l’Etat de collecter plus de recettes provenant du secteur des assurances», a déclaré Soleil Kiangudi.

Aussi, invite-t-il les opérateurs du secteur à se conformer aux dispositions de la loi 15/005 portant Code des assurances dans son article 510 leur exigeant à se soumettre au processus de demande d’agrément dans un délai de 3 mois, à dater de son entrée en vigueur.

Sur terrain, apprend-on, les techniciens de l’ARCA travaillent d’arrache-pieds dans la prise en charge d’opérateurs tant nationaux qu’internationaux requérants. L’engouement est perceptible et nombreux sont ceux qui font de consultation afin de mieux comprendre les enjeux.

«Cet intérêt grandissant pour le secteur des assurances en plein chantier rencontre pleinement la vision de l’ARCA, celle de faire du marché congolais des assurances l’un des plus dynamique, plus inclusif et plus équitable de la sous région. Et ce, conformément aux standards internationaux», indiquait le directeur général ai de l’ARCA, Alain Kaninda, lors d’un récent entretien avec le Groupe Activa.

Des dossiers de demandes d’agrément qui ont été déposés sont en phase d’analyse. L’équipe technique à pied d’oeuvre est constituée des experts tant nationaux qu’internationaux dont l’expertise est établie en matières d’analyse de dossiers de demande d’assurance. L’un des défis, c’est aussi celui du transfert de connaissances à l’équipe interne de l’ARCA qui travaille de manière à recueillir toute cette expertise internationale en la matière.

Philippe KATUMBA | Zoom Eco

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