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CPI : Bemba acquitté, un Fonds dédié assistera les victimes de Bangui !

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CPI : Bemba acquitté, un Fonds dédié assistera les victimes de Bangui ! 1

L’acquittement en appel de Jean-Pierre Bemba  oblige le « Fonds au profit des victimes », qui est une institution distincte et indépendante au sein du système du Statut de Rome, de fournir un soutien aux victimes des atrocités de Bangui en Centrafrique. D’après la Cour pénale internationale, cela se pourrait se faire dans le cadre de son mandat d’assistance, et en l’absence de réparations ordonnées par les juges.

Depuis des années, rapporte Le Monde, la Cour tentait de traquer la fortune du fils de Jeannot Bemba – patron des patrons de RDC et gestionnaire financier de l’ex-président du Zaïre, Mobutu Sese Seko –, en prévision d’une condamnation à payer des réparations.

Malgré « un système opaque » de sociétés-écrans, expliquait-on au greffe, la Cour avait obtenu le gel de plusieurs comptes bancaires en Belgique, en RDC, au Cap-Vert et ailleurs, et saisi sa maison du Portugal.

Si avec ce verdict d’acquittement le dégel était ordonné, la CPI sera obligée d’assumer ses responsabilités vis-à-vis des victimes.

« Il y aura un programme d’assistance, en dépit de l’acquittement » de Jean – Pierre Bemba, expliquait Pieter de Baan, le directeur du fonds dédié aux victimes.

Selon la jurisprudence, apprend – on, la Cour pénale internationale (CPI) ne peut ordonner des réparations que lorsque les accusés sont reconnus coupables. Dans le cas d’espèce, le chairman du MLC l’a été par défaut. Ce qui signifie que les vrais coupables n’ont pas été inquiétés.

A RE(LIRE) : et si Bemba exigeait une indemnisation à la CPI ?

Pour le FIDH, les juges viennent de voler les derniers espoirs de réparations aux 5 000 victimes et rescapés, les renvoyant à leur solitude et précarité.

« Ce verdict – qui repose principalement sur le fait que Bemba n’était pas présent à Bangui au moment des exactions – est une insulte aux milliers de victimes de l’armée qu’il a équipée, dirigée, et envoyée semer la désolation en Centrafrique », a déclaré Karine Bonneau, responsable du Bureau Justice internationale de la FIDH.

Emilie MBOYO | Zoom Eco

Edito

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