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RDC : Budget de l’Etat exécuté à 29,7% en recettes et à 31,6% en dépenses au 11 septembre 2020 

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Le Budget de l’Etat de l’exercice en cours est exécuté à 29,7% en recettes mobilisées, soit 5 111 milliards de CDF (3,028 milliards USD au taux budgétaire de 1 687,9 CDF/ 1 USD) contre les dépenses effectuées à 31,6%, soit 5 443 milliards de CDF (3,22 milliards USD). Ce qui dégage un solde déficitaire de 331,5 milliards de CDF (soit 196,4 millions USD).

C’est ce qu’indiquent le condensé d’informations statistiques N°37 de la Banque centrale du Congo (BCC) du 11 septembre 2020.  

En effet, cette situation de contre-performance budgétaire s’explique d’abord par le fait que les effets de la crise sanitaire ont accentué la baisse de mobilisation des recettes publiques et la forte pression exercée sur les dépenses. 

Pour y faire face, le Gouvernement Ilunkamba n’a pas tardé de mettre en oeuvre la mesure visant à ne dépenser qu’en fonction des recettes publiques disponibles afin de mettre fin au cycle du financement des déficits budgétaires par les avances de la Banque centrale du Congo.

Nature de recettes mobilisées par régie financière 

Entre le 1er janvier et le 11 septembre 2020, les trois régies financières ont mobilisé un total de 4 175 milliards de CDF, soit 2,4 milliards USD (au taux budgétaire).

Dans ce cadre, les recettes fiscales collectées par la Direction générale des impôts (DGI) se sont chiffrées à 2 082 milliards de CDF (1,23 milliard US). Les recettes douanières captées par la Direction générale des douanes et accises (DGDA) représentent, à ce stade, un encours de 1 289 milliard de CDF (soit 763,6 millions USD). Les recettes parafiscales réalisées par la DGRAD s’élèvent à 803 milliards de CDF (soit 475,7 millions USD).

A cela s’ajoutent les recettes pétrolières qui, elles, sont également perçues par la DGI et la DGRAD. Elles représentent respectivement 52,9 milliards de CDF (soit 31,34 millions USD) et 55,5 milliards de CDF (soit 32,88 millions USD).

Enfin, le Trésor public a également capté d’autres recettes pour un montant de 1,8 milliard de CDF (soit 1,079 million USD).

Sans oublier les ressources issues des émissions des Bons du trésor d’un import de 393,8 milliards de CDF (soit 233,3 millions USD) et de l’appui budgétaire du FMI d’un import de 431,9 milliards de CDF (soit 255,8 millions USD).

Dépenses effectuées par rubrique 

Sur un total de 5 433 milliards de CDF des dépenses totales, les rémunérations ont consommées 3 246 milliards de CDF (soit 1,9 milliard USD) dont 2 732 milliards de CDF (1,6 milliard USD) payés au personnel civil de l’Etat.

Les rétrocessions payées aux provinces ont été de 48,9 milliards de CDF (soit 28,9 millions USD). Celles rétribuées aux Régies financières ont représenté 249,8 milliards de CDF (soit 147,9 millions USD) et celles de rétro Budget pour ordre à 2,9 milliards de CDF (soit 1,7 million USD).

La dette publique a été payée à hauteur de 199,6 milliards de CDF (soit 118,2 millions USD) dont 173,2 milliards de CDF (soit 102,6 millions USD) comptant pour la dette extérieure.

Si les frais financiers (commissions, commissions sur remboursement bons et obligations du trésor ainsi que les intérêts titrisés BCC) ont représenté 31,2 milliards de CDF (soit 18,4 millions USD), les frais de fonctionnement des institutions de la République ainsi que de l’administration ont couté au Trésor public un total de 634,5 milliards de CDF (soit 375;9 millions USD).

En ce qui concerne les dépenses en capital, l’Etat n’a pu investir que 11,8 milliards de CDF (soit 6,9 millions USD).

Il y a lieu de rappeler que le solde budgétaire déficitaire qui était à 294,4 milliards de CDF au 30 juin dernier s’est creusé davantage de 37,1 milliards de CDF pour atteindre 331,5 milliards de CDF (soit 196,4 millions USD).

Face à cette réalité, le Gouvernement s’apprête à soumettre un collectif budgétaire au Parlement afin de réajuster les équilibres macroéconomies et les prévisions en fort déphasage avec les réalités de mobilisation des recettes et d’engagement des dépenses. 

Au regard de l’évolution de l’exécution du Budget 2020, d’aucuns estiment qu’il sera réaliste que les prévisions budgétaires soient revues de 50%.

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D’après le député national Sam Bokolombe, le Plan de trésorerie du Gouvernement peut servir de base réaliste avec quelques ajustements.

« La contre-performance dans l’exécution du Budget 2020 est sécrété par les prévisions elles-mêmes qui étaient trop optimistes et ambitieuses. Il faut les corriger. Les hypothèses qui ont servie de base aux prévisions budgétaires 2020 étaient des hypothèses assez aléatoires et incohérentes. Et l’exécution du Budget en a révélé les faiblesses », a récemment déclaré ce membre de la Commission Economique et financière de l’Assemblée nationale.

Emilie MBOYO

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