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Afrique

Afrique : La SFI projette un prêt de 100 millions USD à Ghana International Bank pour financer le commerce africain

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La Société financière internationale (SFI) envisage d’accorder un prêt senior non garanti pouvant atteindre 100 millions de dollars à Ghana International Bank Plc (GHIB), une institution basée à Londres et spécialisée dans le financement du commerce et les services de correspondance bancaire à destination du continent africain.

D’une maturité de trois ans, cette facilité financière comprend un différé d’amortissement d’un an et sera décaissée en deux tranches égales. La seconde tranche ne sera mobilisable qu’après utilisation complète de la première, un mécanisme destiné à assurer une allocation efficace des ressources dans le portefeuille de financement commercial de GHIB. Le projet doit être soumis au conseil d’administration de la SFI le 11 mai prochain.

Fondée en 1959 comme première représentation bancaire internationale du Ghana à Londres, GHIB est devenue une banque indépendante en 1998.

Régulée par les autorités britanniques, elle joue un rôle clé dans la facilitation des flux commerciaux et d’investissement entre l’Afrique et les marchés internationaux, en accompagnant banques, grandes entreprises et PME.

L’établissement agit notamment comme agent de recouvrement du programme annuel de prêts du Ghana Cocoa Board (Cocobod), estimé à environ 1 milliard de dollars.

En 2023, la banque a également traité plus de 8 milliards de dollars de paiements pour le compte d’institutions financières ouest-africaines, illustrant son positionnement stratégique dans les échanges régionaux.

Du côté de l’actionnariat, la Banque du Ghana détient une participation majoritaire de 65,4 %, assurant ainsi la gouvernance stratégique de l’institution. Elle est suivie par GCB Bank Plc (14,1 %), le Social Security and National Insurance Trust (10,6 %), Agricultural Development Bank (6,4 %) et SIC Insurance Company (3,5 %).

Ce projet de financement intervient dans un contexte marqué par un déficit structurel du financement du commerce en Afrique, estimé à plusieurs dizaines de milliards de dollars par an. Un gap qui continue de freiner l’intégration du continent dans les chaînes de valeur mondiales, malgré une demande croissante en solutions de financement adaptées.

AGNES KAYEMBE

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