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Afrique : Le Ghana sollicite l’expertise tchèque pour développer le secteur du cannabis légal

Deux ans après la dépénalisation du cannabis à usage médical et industriel, le Ghana peine encore à structurer une filière capable de tirer pleinement parti de la croissance du marché mondial.
Dans ce contexte, Accra explore de nouvelles pistes de coopération avec des partenaires étrangers disposant d’une expertise avancée.
La Chambre de l’Industrie du Cannabis du Ghana (Cannacham) prévoit ainsi d’organiser une mission commerciale en République tchèque en avril 2026, afin d’établir des contacts directs avec les industriels, les autorités de régulation et les fournisseurs de technologies du pays.
Cette initiative fait suite à une récente rencontre entre la Cannacham et le Département du commerce de l’ambassade tchèque à Accra.
Selon un communiqué publié le 23 décembre 2025, les discussions portent sur l’ensemble de la chaîne de valeur du cannabis légal, incluant le cannabis médical, le chanvre industriel, la recherche, le transfert de technologies, le renforcement des capacités et l’investissement.
« Cette rencontre constitue une étape clé dans la construction de partenariats internationaux stratégiques pour soutenir une croissance responsable de l’industrie du cannabis au Ghana », a déclaré Mark G. Darko, Directeur Général de la Cannacham, soulignant l’intérêt de l’expérience tchèque en matière de régulation, de recherche et de transformation.
La République tchèque figure parmi les marchés européens les plus avancés dans le domaine du cannabis médical, avec un écosystème solide en recherche et en transformation. Tous usages confondus, son marché du cannabis se classe au 10ᵉ rang en Europe.
D’après le cabinet spécialisé Prohibition Partners, le marché tchèque du cannabis était évalué à 41 millions de dollars en 2024 et devrait enregistrer une croissance annuelle moyenne supérieure à 5 % jusqu’en 2028. Reste à savoir si cette coopération naissante permettra au Ghana d’accélérer la structuration de sa filière et d’en dégager des retombées économiques concrètes.
Olivier KAFORO
























