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Afrique

Afrique subsaharienne : Le FMI relève ses prévisions de croissance à 4,1 % pour 2025

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Le Fonds monétaire international (FMI) affiche un optimisme mesuré pour l’Afrique subsaharienne.

Dans sa dernière édition des « Perspectives de l’économie mondiale », publiée le mardi 14 octobre 2025, l’institution de Bretton Woods a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour la région, désormais attendue à 4,1 % en 2025, contre 4 % dans sa mise à jour de juillet et 3,8 % en avril dernier.

Le FMI justifie cette révision par une adaptation progressive de l’économie mondiale à un environnement bouleversé par les tensions commerciales.

« Certains pics tarifaires ont été atténués grâce à des accords et des réajustements ultérieurs », précise le rapport, soulignant une résilience accrue des économies africaines face à la conjoncture internationale.

L’Afrique subsaharienne demeure ainsi l’une des zones les plus dynamiques du globe, même si le Fonds estime que la croissance « restera relativement modérée » compte tenu des pressions budgétaires, des défis sécuritaires et des incertitudes commerciales persistantes.

Le Nigeria et l’Afrique du Sud tirent la région

Les deux plus grandes économies du continent, le Nigeria et l’Afrique du Sud, bénéficient d’ajustements positifs.

La croissance nigériane est désormais projetée à 3,9 % en 2025, contre 3 % initialement, portée par la reprise du secteur pétrolier et des réformes macroéconomiques. Celle de l’Afrique du Sud s’établirait à 1,1 %, légèrement supérieure aux 1 % précédemment anticipés.

En revanche, plusieurs pays de la région subissent des révisions à la baisse, conséquence d’un environnement commercial plus tendu et d’une réduction de l’aide publique au développement, dans un contexte de resserrement des politiques budgétaires mondiales.

Ces ajustements interviennent après une période d’incertitude provoquée par la guerre tarifaire déclenchée début avril 2025 par les États-Unis, qui avaient relevé leurs droits de douane sur plusieurs partenaires commerciaux, y compris africains. Les mesures de rétorsion, notamment de la Chine, avaient conduit le FMI à abaisser ses prévisions d’avril, pointant un ralentissement global de la demande.
Mais la situation s’est depuis stabilisée, permettant une légère révision positive des perspectives régionales et mondiales. À l’échelle planétaire, la croissance est désormais attendue à 3,2 % en 2025 et 3,1 % en 2026, soit une hausse de 0,4 point pour l’année prochaine par rapport aux prévisions précédentes.

2026, un rebond prudent

Pour 2026, le FMI table sur un rebond de la croissance africaine à 4,4 %, soutenu par la reprise des investissements publics et l’expansion du commerce intra-africain.
Toutefois, le Fonds prévient que les risques demeurent élevés, notamment en cas d’aggravation des tensions commerciales ou de ralentissement des flux de capitaux vers les marchés émergents.

En dépit d’un contexte mondial encore incertain, l’Afrique subsaharienne continue d’apparaître comme un pôle de croissance résilient, confirmant son rôle moteur dans la reprise économique mondiale.

Olivier KAFORO

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