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Afrique

Afrique subsaharienne : une croissance de 3,0% attendue à fin 2024

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En Afrique subsaharienne, l’activité économique devrait croître de 3,0% d’ici fin 2024 contre 2,4 en 2023, et s’accélèrer pour atteindre 4% entre 2025 et 2026.

Ces chiffres sont projetés dans l’édition d’octobre du rapport Africa Pulse de la Banque mondiale.

Il sied de révéler que ces projections sont revues à la baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport aux projections de l’édition d’avril du même rapport.

En cause, l’effondrement de l’activité économique au Soudan. Or, sans le Soudan, la région devrait connaître une croissance de 3,5% en 2024.

S’agissant de revenu réel par habitant, il est inférieur d’environ 2% à son niveau de 2019.

Avec un taux de croissance annuel par habitant de 0,5%, entre 2022 et 2024, la croissance n’a pas suffi à réduire l’extrême pauvreté, et a à peine atteint le niveau d’avant la pandémie.

Néanmoins, le taux d’extrême pauvreté a diminué de 0,5 point de pourcentage au cours de la même période pour s’établir à 36,5% des personnes vivant avec moins de 2,15 USD par jour par rapport en 2024.

Le nombre de pauvres dans la région est passé de 448 milliards en 2022 à 464 milliards en 2024.

S’agissant de l’éducation, le rapport note que la région a beaucoup à faire pour améliorer le système éducatif, et élaguer plusieurs failles.

Ainsi, avec 170 millions d’élèves supplémentaires d’ici 2030, l’Afrique doit construire 9 millions de salles de classe et recruter 11 millions d’enseignants, tout en se concentrant sur l’amélioration des résultats d’apprentissage et des compétences pour un marché en mutation.

Aussi, près de 9 enfants sur 10 en Afrique subsaharienne sont incapables de lire et de comprendre des textes simples à l’âge de 10 ans, contre une moyenne de 70% dans d’autres pays à revenu faible ou intermédiaire.

Le document renseigne que ces déficits d’apprentissage précoces déclenchent une cascade d’effets négatifs tout au long du parcours de l’enfant : retards d’apprentissage persistants, redoublements fréquents et abandons scolaires précoces.

Flory Musiswa

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