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DRC Mining Week 2025: Eric Monga encourage les miniers à privilégier l’énergie produite localement

Les besoins des miniers en énergie ne cessent d’augmenter sans compter ceux des communautés locales.
Hormis la Société Nationale de l’Electricité (SNEL), plusieurs développeurs d’énergie s’activent à offrir des services. Malheureusement, les miniers qui devraient être leurs premiers consommateurs, hésitent.D’où ce plaidoyer adressé à l’Etat congolais par Eric Monga, Vice-Président National de la FEC en charge de l’énergie et Directeur Général de Kipay.
Il a invite le Gouvernement à obliger ces entreprises minières à se tourner d’abord aux développeurs locaux avant d’importer l’énergie de l’extérieur de la RDC. Un plaidoyer qui devrait figurer dans la loi régissant le secteur d’énergie, estime certains experts.

Il l’a dit dans son intervention lors du forum axé sur l’énergie au premier jour de la DRC Mining Week qui s’est ouvert le mercredi 11 juin 2025.
« Chaque développeur a besoin d’un consommateur et pour le moment nous produisons plus pour le secteur minier qui n’est pas à dissocier avec la population. Les miniers sont lents à donner des contrats aux développeurs d’énergie ou hésitent beaucoup à le faire. Nous suggérons à l’état de penser à une loi qui puisse obliger les miniers à penser aux développeurs locaux avant d’importer du courant de l’extérieur du pays. », a-t-il suggéré.
En même temps, il a fait un diagnostic sur le secteur de l’énergie en RDC. Il a analysé les avancées et le recul du secteur depuis la libéralisation. Y-a-t-il eu de nouveaux développeurs ? Qu’est-ce qui traîne ?
D’emblée le Président de la Commission Energie à la FEC a évoqué les différentes contraintes auxquelles font face les opérateurs du secteur de l’énergie.
La première grande contrainte est liée à la taxation.
« La plupart des sociétés qui sont dans le secteur de l’énergie ont l’impression qu’on leur a donné quelque chose d’une main et on cherche à la récupérer de l’autre main. Les taxations commencent dès la première étape d’études de faisabilité jusqu’à la fin. Ça étouffe et fait fuir les investisseurs. Car les fonds sont souvent cherchés ailleurs. La deuxième contrainte, l’accès au financement.
Pour accéder au financement, le développeur a besoin d’une étude bancable qui coûte généralement très cher. Cet accompagnement à la bancabilité coûte cher, a-t-il insisté. La troisième contrainte, le consommateur.
Ici, il a invité les miniers à être les premiers consommateurs de développeurs d’énergie.
La quatrième contrainte, l’importation. », a-t-il énuméré.
Et de déplorer : « Ce n’est pas une source fiable à long terme pour le pays. A court et moyen terme, oui. Mais nous ne devons pas rester un pays consommateur à long terme. Nous avons tout le potentiel ici et nous devons produire sur place. Tous les pays limitrophes développent rapidement leur capacité en comptant sur la RDC comme consommateur, ce qui n’est pas normal. »
A part Inga, Zongo, Mobayi Mbongo, Busanga, le pays n’a pas eu de nouveaux développements dans l’énergie. Alors que le nombre de la population ainsi que le besoin ont augmenté sans compter le besoin des miniers, a-t-il renchéri.
Pour Eric Monga, un nouvel élan doit Être impulsé en faveur des developeurs locaux.
« Avant de produire de l’énergie, nous faisons des études du marché des clients consommateurs avec qui nous signons des contrats de PPA ou pré PPA et sans ce document de la part des miniers on ne peut pas avancer. Rien que 1 heure de coupure d’énergie peut occasionner près de 6 millions de pertes au budget de l’État provenant de cinq sociétés minières. », a souligné le Président de la Commission Energie à la FEC.
À l’endroit de l’ANSER et ARE, Eric Monga les a invité à ne pas rester dans le rôle des policiers mais beaucoup plus faciliter l’accompagnement aux développeurs d’énergie.
Nadine FULA
























