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RDC : Dès 2030, une dissertation en anglais fera partie des épreuves de l’Examen d’État (Officiel)

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À partir de l’année 2030, les finalistes du cycle secondaire en République Démocratique du Congo devront rédiger une dissertation en anglais lors des épreuves de l’examen d’État.

L’annonce a été faite par Hubert Kimbonza, Inspecteur Général de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté (EDU-NC), au cours d’une rencontre de travail organisée au lycée Maman Diankeba, dans la commune de Limete à Kinshasa.

Cette réforme s’ajoute à la dissertation en français déjà en vigueur depuis plusieurs années et s’inscrit dans la volonté du Gouvernement congolais de moderniser le système éducatif et d’y renforcer la maîtrise des langues étrangères, notamment l’anglais.

La séance de travail, qui a réuni des professeurs d’anglais, des inspecteurs provinciaux et un échantillon d’élèves, visait à réfléchir sur les modalités d’application de cette innovation pédagogique.

« Le cours d’anglais doit cesser d’être enseigné dans son format actuel. L’anglais doit être vécu. », a déclaré Hubert Kimbonza.

Selon lui, le pays doit tout mettre en œuvre pour qu’en 2030, aucun congolais ne soit complexé en anglais.

Désormais, l’enseignement portera sur l’anglais standard et non exclusivement sur la variante britannique, afin de « briser certaines barrières linguistiques » et de rendre la langue plus accessible aux apprenants congolais.

Au terme des échanges, un groupe d’inspecteurs et d’enseignants a prêté serment, s’engageant à œuvrer pour que les élèves de la RDC comprennent, parlent et pratiquent la langue anglaise. Cette démarche symbolique marque, selon l’inspecteur général, « la renaissance d’une langue » dans le système éducatif congolais.

« Nous venons de ressusciter une langue. En RDC, l’examen d’État a cessé d’exister sous forme traditionnelle en 1974. Avant, les épreuves de français et d’anglais étaient orales. En changeant de système, certaines disciplines ont perdu de leur valeur. », a-t-il rappelé.

M. Kimbonza a également insisté sur l’importance des compétences transversales, estimant que « les compétences spécifiques ne peuvent exister sans elles ». Il a cité notamment l’éducation à la citoyenneté comme pilier essentiel d’un apprentissage global et équilibré.

« L’objectif de notre présence s’explique par le fait que la Constitution de la RDC reconnaît le français comme langue officielle », a-t-il souligné.

« Mais la loi-cadre du 11 février 2014, en son article 38, met également en avant l’usage des langues nationales et des langues étrangères comme outils pédagogiques. », a-t-il affirmé.

L’anglais, langue mondiale et levier de développement

Pour les autorités éducatives, cette réforme reflète une prise de conscience nationale.

À l’heure où l’anglais s’impose comme langue internationale des affaires et de la science, la RDC entend mieux préparer sa jeunesse à évoluer dans un monde globalisé.

« Nous devons changer le visage de notre système éducatif. Si les élèves ont été associés à cette activité, c’est pour que leur présence ait un effet d’entraînement.», a conclu M. Kimbonza, annonçant que les premières séances de travail sur cette réforme débuteront pendant les vacances de Noël.

Il faudrait noter que l’instauration de la dissertation et de l’oral d’anglais dès 2030 représente une étape majeure vers un enseignement plus ouvert, plus compétitif et plus connecté aux exigences du monde moderne.

Olivier KAFORO

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