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RDC : Identification nationale et cohésion sociale au cœur des priorités de l’État ‎

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Dans un contexte marqué par des tensions communautaires et des défis sécuritaires persistants dans la partie Est du pays, le Gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) réaffirme son engagement à consolider l’unité nationale à travers la mise en place d’un système d’identification fiable et sécurisé.

‎C’est ce qu’a été mis en lumière par le Ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemin Shabani Lokoo, le mardi 2 septembre 2024, lors du briefing du Gouvernement, organisé par le porte-parole du Gouvernement, Patrick Muyaya Katembwe.

« La question de l’identification des congolais reste une priorité. Elle est essentielle non seulement pour garantir les droits de chaque citoyen, mais aussi pour renforcer la sécurité et l’efficacité des politiques publiques. », a déclaré le Ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemin Shabani, lors dudit briefing.

Une base de données centralisée en gestation

‎Le Gouvernement de la RDC a déjà lancé plusieurs initiatives sectorielles, avec des enregistrements menés au niveau de la Santé, de l’EPST, de l’armée et de la police. L’objectif est désormais de coordonner ces efforts pour bâtir une base de données unique.

Cette réforme vise notamment à :

– ‎faciliter les échanges entre administrations ;

– ‎soutenir la lutte contre la criminalité ;

– ‎garantir une meilleure gestion des services publics.

‎Dans ce cadre, l’opération Togosi a permis de constituer un fichier criminel national, déjà utilisé pour identifier et neutraliser des criminels notoires.

Discours de haine : un risque stratégique

‎Au-delà de la dimension technique, le Gouvernement alerte sur le danger des narratifs identitaires.

« Il est dangereux d’alimenter l’idée que certaines communautés seraient systématiquement marginalisées », a averti le Ministre, rappelant que plusieurs personnalités issues de ces communautés occupent ou ont occupé des fonctions stratégiques de l’État.

‎Les honneurs rendus récemment à un officier issu de la communauté Banyamulenge illustrent, selon lui, la reconnaissance de la République envers les patriotes, indépendamment de leurs origines.

‎Pour les observateurs, ce double chantier, identification nationale et lutte contre les discours de haine, est déterminant. L’absence d’un système d’identification fiable alimente depuis des décennies les zones d’ombre dans la gouvernance, la sécurité et même la planification économique.

Quant aux clivages ethniques, leur instrumentalisation par des acteurs extérieurs demeure une menace directe pour la cohésion nationale.

‎Enjeu clé : la réussite de ce processus conditionnera non seulement la restauration de l’autorité de l’État, mais aussi la consolidation de la paix et le renforcement de la confiance entre les institutions et les citoyens.

Flory MUSISWA

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