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RDC : les experts appellent à une stratégie claire et inclusive sur l’intelligence artificielle

Le Ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, Augustin Kibassa Maliba, a officiellement réceptionné le Rapport national sur l’état de préparation de la République Démocratique du Congo (RDC) à l’intelligence artificielle (IA), le jeudi 19 juin 2025, lors d’un atelier organisé à Kinshasa en partenariat avec l’UNESCO.
Le document a été remis par la Ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Professeur Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse.
« Je viens de recevoir de la collègue de l’Enseignement Supérieur et Universitaire le Rapport national sur l’état de préparation de la RDC à l’intelligence artificielle », a déclaré le Ministre Kibassa Maliba, cité dans un communiqué publié vendredi.
Une étape symbolique, mais des défis structurels
Ce rapport constitue une première cartographie des capacités, lacunes et opportunités de la RDC en matière d’intelligence artificielle. Il évalue notamment les infrastructures numériques, les ressources humaines, le cadre réglementaire et les usages potentiels de l’IA dans des secteurs comme la santé, l’éducation, l’agriculture ou encore la gouvernance.
Des experts présents à l’atelier saluent cette initiative, tout en appelant à l’élaboration urgente d’une stratégie nationale inclusive.
Selon eux, le pays accuse un retard technologique significatif et risque d’être marginalisé si aucun cadre juridique, éthique et opérationnel n’est mis en place pour encadrer le développement et l’usage de l’IA.
Vers une IA au service du développement
Pour plusieurs analystes, l’enjeu dépasse la simple modernisation technique : il s’agit d’ancrer l’intelligence artificielle dans une logique de développement humain durable. Cela suppose de renforcer la formation, d’encourager la recherche locale, de réguler les usages sensibles (comme la surveillance ou la gestion des données personnelles) et de garantir un accès équitable à ces nouvelles technologies.
La réception du rapport par le Ministre Kibassa constitue donc un point de départ. Reste à savoir si la volonté politique sera suivie d’investissements concrets, de coopérations internationales ciblées et d’un cadre législatif adapté.
L’intelligence artificielle peut être un levier puissant pour la RDC, à condition qu’elle ne devienne pas un simple effet d’annonce.
Flory MUSISWA
























